Introduction de la deuxième journée par D. Arot

Nous avons fait quelques découvertes hier sur les jeunes, sur les bibliothèques et sur nous-mêmes.

D’abord une définition de la bibliothèque idéale selon ce que nous a présenté Cécile Touitou pour les 11-18 ans: « La bibliothèque idéale, elle est bleu clair avec des parois vitrées, où personne de nous dit chut ! »

Car les jeunes prennent la parole… dans son essai de définition de l’adolescence François de Singly nous l’a dit : « l’adolescence est un âge où l’on va s’affirmer, où l’on va conquérir le droit d’être soi-même, de dire « je », de dire « je ne suis pas » et de plus en plus « soi-même », être de moins en moins « fils de »…

Dans la continuité de cette réflexion, Claude Poissenot a examiné comment les bibliothèques parviennent à offrir un espace à ce désir d' »autonomisation », à ce désir de se construire de façon séparée de ses parents. Un espace qui permet de ne pas être réduit à une seule identité.

Comment imaginer des bibliothèques qui favorisent cette transition entre fréquentation obligée prescrit par la famille ou l’école et fréquentation par choix personnel.

Ce qui a émergé de la plupart des communications c’est que la bibliothèque constitue un espace intermédiaire, elle n’est le lien ni de la famille, ni de l’école… un lien de passage.

C’est autour de cette constatation que se pose de manière renouvelée la question qu’on avait pensé un instant éteinte des espaces dédiés aux adolescents. Et l’on retrouve ici la conclusion de l’exposé de François de Singly « le pont » et « la porte »… un lien à soi qui puisse à la fois être son propre lien et ménager des ouvertures, des transitions, des échappées…

Jean-Claude Richez en analysant les politiques publiques à montré comment les adolescents en étaient les grands oubliés ou pire comment des politiques exagérément ciblées enfermaient les jeunes, qu’elles étaient plus du mauvais coté de la porte qu’à l’entrée du pont.

Dans ce contexte, les bibliothèques (constat de Sylvie Octobre) sont sans doute les équipements qui font la meilleure place, de manière très ouverte, aux jeunes et à leurs pratiques.

Pratiques que Jean-Louis Durpaire a analysé de façon très exhaustive à propos des 8000 CDI de collège et de lycée et de leurs 12 000 documentalistes. Le collégien de la Haute Marne plébiscite Skyrock tout en utilisant d’autres ressources du CDI, lieu où il se sent bien.

Devant les jeunes, devant les fameux « orphelins de 16heures » Michel olivier nous a invité, je le cite,  » à chercher l’adolescent qui est encore en nous ». Certes les jeunes vont devenir vieux, vont prendre l’habitude de la vie, oublier l’enfance et l’adolescence.

Cela ne doit pas empêcher de remettre en cause nos stratégies de questionner les politiques publiques d’aller au delà des idées toutes faites.

Notre journée va s’ouvrir dans un instant sur la lecture étudiante, sur la question des médiations, sur celle des lecteurs. on y parlera aussi de Google, des ordinateurs, du slam, des « coins ados ».

Bonne moisson et excellente journée.

Le Président, Dominique Arot.

Une réponse à “Introduction de la deuxième journée par D. Arot

  1. Eh bien… Bienvenu sur la BBS….. On dirait que la blogomanie est gravement contagieuse😉

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