La bibliothèque sur le Net

Comment les bibliothèques occupent-elles l’espace du Net ?
Quatre intervenants : Michel Briand, conseiller municipal à la Ville de Brest, en charge d’Internet et du multimédia, Olivier Ertzcheid, Université de Natntes et IUT de la Roche-sur-Yon, David Liziard, directeur de la Médiathèque municipale d’Issy-les-Moulineux et Grégory Colcanap, directeur du SCD dd’Evry et coordinateur du consortium Couperin.

La politique numérique de la Ville de Brest s’est d’abord concrétisée par la mise en place de PAPI (points publics d’accès à Internet) dans les bibliothèques, les mairies, les centres sociaux… Aujourd’hui, on compte 1 PAPIpour 1500 habitants. Du côté des bibliothèques, ces points d’accès ont facilité l’appropriation d’Internet par les bibliothécaires et la formation des usagers.

L’enjeu du web 2.0 est de permettre à chacun de publier. C’est dans cet esprit qu’a été créé Wiki-Brest, autour du vivre-ensemble et du patrimoine : chacun a quelque chose à dire et chacun mérite d’être lu. 750 rédacteurs contribuent aujourd’hui. Un grand nombre de sous-portails a été créé, autour d’événements, de sujets d’intérêts très divers. Le taux d’articles refusé est d’environ 1 sur 1000…

Parallèlement a été mis en place un site, @Brest destiné à fédérer les acteurs brestois du Net, avec notamment pour axe de réflexion le partage de l’information comme bien commun. Est-il normal que des informations géographiques ou démographiques comme celles que produisent l’INSEE et l’IGN ne soient pas librement diffusables ou que certains sites de villes protègent le contenu de leur site ? L’un des projets d’@Brest est de produire des tutoriaux pour faire en sorte que le modèle des Creative Commons se répande parmi les acteurs publics.

Olivier Ertzscheid s’est attaché à redéfinir les briques d’une bibliothèque numérique : interface, contenus, architecture. L’espace d’une bibliothèque numérique, c’est l’interface. L’architecture doit rendre interopérables les contenus, intégrer des métadonnées et si possible y donner accès via une adresse unique. La force de Google Books par rapport à Europeana est d’offrir une interface unique pour l’accès aux documents numériques, ce qui est un élément de confort déterminant pour l’usager. L’interface d’une bibliothèque numérique doit lui permettre de constater que tout est rangé à la même place : to make a house a home…

Autre question corrélée, garder chez soi ses contenus (le modèle de la bibliothèque traditionnelle), ce qui peut s’avérer techniquement problématique, ou les déporter sur des sites distants, avec le risque d’un éparpillement. Si délocalisation il y a, l’important est de faire en sorte que la ressource apparaisse sur la surface, mais que cette surface soit perméable, sache cohabiter avec d’autres espaces. De la porosité numérique.

David Liziard, directeur de la Médiathèque d’Issy-les-Moulineaux, a présenté des expériences de projets web 2.0 en bibiothèques. Des projets liés à des événements ponctuels (festival, ateliers), des projets impliquant un travail à plus long terme (blog de la bibliothèque, sites participatifs). Il estime que ces projets doivent être abordés dans leur dimension d’animation et de création plus que dans leur aspect informatique.  Concernant les catalogues, il ne s’agit pas de rajouter des couches supplémentaires, mais d’exploiter au mieux les données existantes, pour mettre la recherche experte à la portée de tous les utilisateurs. 

Grégory Colcanap, directeur du SCD d’Evry et Coordonnateur du consortium Couperin, a dressé un bilan de l’acquisition de ressources numériques par les SCD. La tendance aujourd’hui, notamment dans les bibliothèques anglo-saxonnes, est de négocier avec les éditeurs un autre modèle permettant de sortir du schéma traditionnel basé sur le flux qui ne laisse d’autre altenative, en termes d’accès aux collections, que le tout ou rien. Le groupe de pilotage du schéma numérique des bibliothèques (émanation du Conseil du livre) s’est fixé quatre axes de travail : la conservation du numérique, l’évaluation, les programmes de numérisation et les acquisitions électroniques, où il est question d’acquisitions mais aussi de numérisation, de signalement, de pérennisation de l’accès et de fédération des métadonnées.

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