Rencontre avec les institutions

Yves ALIX ouvre la session en évoquant la conjoncture particulière dans laquelle nous nous trouvons : nous sommes dans un contexte de crise économique qui impose de réduire les coûts avec des conséquences fortes pour les bibliothèques territoriales et d’Etat (1/4 des effectifs de la FPT est composé de contractuels) auquel s’ajoutent une réorganisation des services d’Etat suite à la mise en place de la RGPP et qui se traduit par de nouveaux organigrammes au niveau des ministères de l’education nationale et de la recherche et de la culture et dela communication. L’ensemble fait suite à la mise en place de la loi LRU dans les universités et la loi de réforme sur les formations du 19 février 2007.

Dans ce cadre, Michel MARIAN, prend la parole au nom de la nouvelle MISTRD, Mission de l’information scientifique et technique et des réseaux documentaires.

Le rythme soutenu de la récente réorganisation du ministère fait suite à de nombreux jugements politiques sur la situation de la Recherche qui avaient donné lieu à plusieurs loi : la loi sur la recherche en 2006, la loi sur la LRU en 2007 mais également à la mise en place du LMD et de la lolf qui ont bouleversé le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche en France. Le constat était alors, en ce qui concerne la Recherche que les établissements supérieurs faisaient face à une compétition internationale où la France paraît désavantagée à cause de l’éclatement du paysage supérieur tandis qu’au niveau de la formation des étudiants, le fort taux d’échec à la fin du premier cycle incitait à réagir.

Dans ce contexte, la réorganisation récente du ministère a pour but d’accompagner les universités d’une part et d’autre part de favoriser une meilleure convergence entre les stratégies de l’enseignement et de la Recherche. L’ensemble de ces nouvelles fonctions émerge désormais au sein de quatre axes :

  • Une mission transversale à la Recherche et l’Enseignement Supérieur ;
  • Un pôle d’expertise au niveau des contrats ;
  • Un pôle d’expertise sur les ensembles immobiliers ;
  • Un renforcement de l’ABES (au niveau des abonnements et des portages de projets)

Certes, est souligné un changement de priorités dans la politique de l’Etat qui laisse les établissement en première ligne pour garantir les allocations des subventions documentaires, mais la nouvelle mission continuera à produire des statistiques de comparaisons nationales (avec notamment un élargissement de l’ESGBU vers les bibliothèques de recherche) et internationales permettant un contrôle au niveau de ces allocations. De même, la nouvelle MISTRD aura pour mission de mieux coordonner l’action de l’Etat sur les questions du numérique (et notamment le concept de bibliothèque scientifique numérique) ainsi que sur les outils de mutualisation nationale, où il s’agira notamment d’étendre la couverture disciplinaire des CADIST, d’ouvrir ces derniers aux Centres de Recherche, de mieux coordonner les relations entre CADIST et Pôles associés de la BnF…).

A la question de la disparition du mot « bibliothèque » de la nouvelle terminologie ministérielle, M. Marian répond que le ministère à fait le choix de mettre l’accent sur l’information scientifique et technique, le réseau documentaire qui affirment une notion plus large que les seules bibliothèques, dans la logique du changement qui a vu l’apparition des SCD.

Nicolas GEORGES, directeur du livre par intérim, a ensuite pris la parole pour évoquer la réorganisation en cours de la DLL. Cette dernière répond d’abord à de grands principes qui sont une simplification de l’organigramme général qui voit une concentration des directions (« réunion et non pas fusion ») dont la fameuse Direction générale des médias et des industries culturelles au sein de laquelle se retrouvera l’ancienne DLL. Le second grand principe est celui du maintien des grands métiers : en effet, toutes les anciennes directions gardent leurs anciens périmètres et moyens. Ceci a fait l’objet d’un arbitrage interministériel définitif le 18 mai dernier.

De ces principes on peut tirer quatre éléments importants :

  • L’identification des anciennes directions change : la DLL devient un service du Livre et non plus une direction ; le « Responsable du Livre » sera quant à lui un Directeur Général Adjoint.
  • Le calendrier est le suivant. En juin a lieu un dialogue social sur cette réorganisation, en juillet aura lieu la publication l’officialisant pour une entrée en vigueur en octobre. A cette occasion, aura lieu parallèlement un renouvellement complet des postes à responsabilité et de direction.
  • La capacité d’action de l’ancienne DLL reste inchangée. La nouvelle administration du Livre reprend telles quelles les attributions de la DLL et conserve le même niveau d’emplois et les mêmes crédits. Elle pourra continuer à envoyer des subventions aux DRAC ainsi qu’à la BnF, la BPI, le CNL.
  • Le responsable du secteur Livre, enfin, aura également des missions transverses dont l’organisation du dialogue vers les DRAC qui devront désormais s’acquitter de missions de synthèses des interventions de l’État sur leur territoire.
    La fusion de la direction du Livre et de la Présidence du CNL est quant à elle encore à discuter. Des Assises du Livre en Région pourront être organisées à partir de 2010.

Enfin, Daniel RENOULT, doyen de l’Inspection Générale des Bibliothèques est intervenu pour revenir sur le rôle de l’Inspection en soulignant l’importance de plus en plus grande de cette dernière en tant qu’instance d’études pour les ministères et les DRAC.

Après un rappel des études remises cette année avec entre autres, La formation des auxiliaires de bibliothèques délivrée par l’Association des bibliothécaires de France (G. Perrin), une étude des politiques communes et concertées État/Régions et État/Départements de Jean-Luc Gautier-Gentès, une autre sur les fonction de direction des services communs de la documentation, un point sur les articulations entre politique scientifique et politique documentaire des universités de Valérie Tesnière ou encore une grande étude sur la filière bibliothèques de la fonction publique d’État de Daniel Renoult (un synthèse de ces études est disponible dans le dernier rapport d’activité annule de l’IGB). Le doyen a ensuite évoqué les études en cours et à paraîter d’ici la fin de l’année :

  • la filière ITRF, à paraître en juillet
  • les profils de carrières de directeursde BU / BM et BDP (B. Lecoq) attendue pour la rentrée
  • Comparaisons internationales, approche par des études de cas (S. Jouguelet) prévue pour octobre
  • La formation permanente des personnels de biblitohèque (G. Perrin) prévue également pour octobre
  • Articulation des missions entre BM et BU

Daniel Renoult a ensuite rappelé que l’IGB qu’en dix ans, la répartition par régions des études montre que quatre régions absorbent 41 % de l’activité : six régions mobilisent un peu plus de la moitié de l’activité de l’Inspection générale tandis que d’autres comme la Bourgogne, la Picardie, pourtant riches en bibliothèques publiques et en fonds patrimoniaux sont peu inspectées.

Enfin, il a annoncé le départ de Mme Valérie Tesnière qui prendra cet automne la direction de la BDIC.

(Merci à Thomas Chaimbault auteur de ce compte-rendu)

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