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Sleeveface

sleeveface abf 2012

La suite sur l’album Picasa.

 

Merci à tous les participants  !

Et au groupe Ile de France de l’ABF pour l’organisation !

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Atelier 4, Intercommunalité, un atout pour la lecture publique ?

CR rédigé par Joëlle Muller

Animateur : Dominique Lahary

Introduction : D. Lahary

Compétence sur les équipements, facultative, exclusive. Avec des missions transversales ou pas.

Un lego à monter soi-même car il y a une libre définition de l’intérêt communautaire.

Le transfert, total ou partiel avec fusion ou non des organigrammes. Mise en réseau ou pas (SIGB commun, carte unique, navette, animation). On intègre une autre collectivité, il y a des cultures locales qu’on arrive à mélanger ou pas.

L’intercommunalité : la question qui fâche

Des établissements de niveaux très différents à dépasser par la programmation.

Les questions à débattre

–       Souhait d’un échange de savoir sur l’impact de la réforme territoriale.

–       Notion de Métropoles

–       Comment mieux impacter le service dans d’autres secteurs de l’action publique

–       Valeur ajoutée dans les BDP

–       Rapprochement réseaux interco/BDP

–       Mise à niveau et levier d’innovation

–       Elaborer une Poldoc en réseau

–       Site web interactif

Débats

–       Les aspects structurels. La région va t-elle prendre le pouvoir sur le département ? La notion de Métropole pourrait exister sans continuité territoriale, exemple : Nantes, Brest, Rennes). Les représentants de la communauté pourraient être élus. L’interco se construit par en haut. Nous avons peu d’influence sur le processus.

–       Même sans être dans une interco, on peut travailler avec un autre réseau par le biais de convention (ex : les Ullis)

–       En général on s’harmonise par le haut. Ce ne fut pas le cas à Puteaux et Courbevoix. Le premier frein est politique, le deuxième est financier, le troisième est managérial (il faut du temps).

–       Faire l’état des lieux des mobilités des usagers/des agents. Harmoniser les tarifs d’inscription, le règlement de prêt. Harmoniser les conditions de vie des personnels. S’adapter au changement de taille et à l’éloignement du pouvoir. Parallèlement, on observe une augmentation du poids relatif de la lecture publique dans la collectivité.

–       Il y a peu de formalisation des politiques publiques de la lecture. Mais en même temps, les bibliothèques sont souvent les faire valoir de l’intérêt de l’interco pour les habitants.

–       Sur la politique documentaire : Plaine-Commune. Dès 2010, formation de tout le personnel à la poldoc. Acquisitions concertées en grand nombre pour certains documents, répartition de certains titres dans quelques bibliothèques, réserve mutualisée prévue en septembre 2012. Répartition de certains fonds dans certaines villes : exemple sur les livres en langues étrangères. La navette est un instrument indispensable d’un réseau.

–       Le lien avec les BDP : Les BDP peuvent être utiles pour la mutualisation des acquisitions/diffusion des ressources numériques pour des territoires ne comportant que des petites villes.

Atelier 3, Evaluer les activités et les services des bibliothèques

CR rédigé par Joëlle Muller

Synthèse des travaux des deux rencontres du jeudi (pas de slides)

Modérateurs : Christophe Evans (BPI), Marianne Cantau (Maire-adj. Des Mureaux), Anita Beldiman-Moore, Anne Verneuil (BM Anzein)

 Christophe Evans

L’évaluation n’a pas toujours bonne presse. Peur d’une remise en cause et d’un jugement sur le travail. Il ne peut pas y avoir de politique publique sans évaluation. Evaluer ce n’est pas forcement produire des chiffres mais c’est toujours produire du sens.

Evaluation au niveau des bibliothèques de lecture publique

Pour qui, pourquoi, comment.

– Pour qui : les élus, la hiérarchie, le personnel, les partenaires.

– Pourquoi : ce sont souvent des évaluations institutionnelles avec des indicateurs classiques et reproductifs. On se rend compte que les bibliothèques sont des services qui ont une longue pratique d’évaluation par rapport aux autres services des collectivités. Pourquoi c’est aussi pour permettre d’éliminer, de connaître les résultats de certaines activités (animations, partenariats) afin d’améliorer ou d’éliminer certaines activités. Cela sert aussi à évoluer. Mutualiser certaines tâches (exemple : les sitothèques).

– Comment : les évaluations sont généralement honnêtes mais pas forcément objectives car on fait attention aux commanditaires, on n’a pas toujours les compétences pour faire une évaluation  correcte. On peut craindre les réactions des décideurs.

Savoir travailler avec les autres services pour accéder à certaines informations sur la population, les scolaires… Il est important de ne pas s’arrêter uniquement aux outils traditionnels d’évaluation.  Exemple : compter le nombre de sandwichs consommés par les usagers à l’heure du midi, compter les collections déplacées, repérer les déplacements. Dans ces cas-là, l’évaluation est de l’observation. Concernant l’organisation des services, le comptage des temps consacrés à chaque activité en interne permet de faire des choix, de réorganiser le circuit du travail, de mutualiser certaines activités. Evaluer les animations afin de mesurer leurs impacts et vérifier leur adéquation avec leurs objectifs. Ce qui veut dire que pour évaluer il est nécessaire, en amont, de fixer des objectifs. Ne pas hésiter à se remettre en question et parfois, revoir ses choix.

Evaluation au niveau des BU

L’évaluation des BU est quelque chose d’institualisé avec l’ESGBU et les enquêtes internationales de type LibQUAL+ (enquête de qualité de service du point de vue des usagers). L’avantage de LibQUAL+ de pouvoir se positionner dans un panorama international. Cette enquête mesure les écarts entre un niveau minimum acceptable et un niveau maximal désiré de service. Les bibliothèques peuvent aussi réaliser des enquêtes de types qualitatives : tables rondes avec des usagers, enquête de type qualitative.

Ces outils peuvent avoir des champs d’application très différents selon les établissements, on peut les reproduire et observer les évolutions ou les utiliser ponctuellement. La fonction évaluation n’est pas forcément actée dans les organigrammes.

Regard d’une élue (Les Mureaux)

La meilleure évaluation est une évaluation partagée. Présentation de la ville des Mureaux.

En 2001, réflexion sur l’avenir de la Médiathèque. Une structure énorme avec un grand hall vide et ensuite une médiathèque chaleureuse, vivante. L’idée était de donner un usage à ce grand hall. La médiathèque a été installée dans des préfabriqués pendant les 18 mois  des travaux de réaménagement. L’équipement est devenu un véritable lieu de vie, salle de spectacle, accueil « accueillant » avec un café, élargissement des horaires et ouverture le dimanche (avec une partie en vacataires étudiants). Il a fallu passer du temps avec le personnel pour faire évoluer les pratiques de travail et arriver à cette Médiathèque lieu de vie.

Débat

– Revoir la notion de public, non-public. Parler de quel est l’usage que fait la population de la médiathèque cela inclus ceux qui viennent et ceux qui ne viennent pas.

– Sortir du cadre, innover pour attirer le public. Exemples : des clips vidéos réalisés par les lecteurs sur leur vision de la bibliothèque, distribuer des écharpes aux couleurs du club de football à l’entrée de la bibliothèque…

– Restituer les résultats des évaluations auprès des usagers. Exemple du SCD du Havre avec la restitution des résultats de l’enquête LibQUAL : un livret et des posters sur les portes d’entrée de la BU.

Atelier 4 – Promouvoir les bibliothèques et la lecture

Modératrice : Françoise Dury (APBD)
Intervenants :
– Annick Guinery (chargée des relations internationales à l’ABF)
– Anna Svenbro (BNF)
– Marian Koren (FOBID – Forum des bibliothèques néerlandaises)
– Alain Coquart (vice-président de l’agglo de Rennes – FNCC)

Intervention d’Annick Guinery :
Les campagnes de communication nationales sont différentes en fonction des pays. On peut s’interroger sur l’impact des slogans utilisés et se demander si la langue française n’est pas un frein à la “formule” idéale (problème de fluidité à prendre en compte).

A l’IFLA, campagne mondiale de promotion depuis 2001. L’ABF envisage d’adapter cette campagne de promotion à la France. Quelques exemples de termes employés dans les affiches à l’étranger :
– c’est pour vous !
– c’est l’aventure !
– moments inoubliables
– avec la bibliothèque, tu vis plus fort / tu es quelqu’un d’autre
– slogans autour de l’accès au savoir
– les bibliothèques changent la vie !

Intervention d’Anna Svenbro :
Campagne suéduoise intitulée “ Library Lovers
Le point de vue de Lionel Dujol sur cette campagne : badge avec un coeur rose bonbon “ Library lovers ”. Idée de promotion géniale, simple et un outil de communication facile.

Campagne “La Suède a besoin d’une politique nationale des bibliothèques” depuis 2008. Menée par la SBF (Svensk BiblioteksFörening) (association de réflexion) qui se bat pour que les bibliothèques soient reconnues comme un moyen de démocratie. Dirigée par des personnalités qui sont investis dans la politique suédoise (appartenance à un parti politique). La connaissance des 2 mondes (bib et politique) permet de mieux communiquer ! La force de frappe est énorme !

Françoise Dury présente les questions que va aborder l’atelier : comment promouvoir les bibliothèques ? Comment promouvoir la lecture ? Quels sont les exemples français et étrangers ? Les expériences étrangères présentées sont-elles transposables en France ?
Quatre intervenants ont accepté d’éclairer ces différents thèmes :
Annick Guinery chargée des relations internationales au bureau national de l’ABF
Anna Svenbro, chargée des collections en langue scandinave à la BnF et spécialiste de la Suède
Marian Koren, directrice de FOBID Netherlands Library Forum
Alain Coquart, conseiller municipal de Rennes, conseiller municipal délégué aux musées, à l’édition et à la lecture publique, Vice-président délégué au livre et à la lecture publique délégué au livre et à la lecture de la communauté d’agglomération, Rennes métropole et membre du bureau de la FNCC

Annick Guinery présente diverses expériences étrangères. Première constatation générale : au delà des bibliothèques, ces campagnes de promotion portent souvent sur la thématique de la lecture et de l’accès aux savoirs et elles cherchent à atteindre les décideurs.
Des slogans très imaginatifs y sont développés comme par exemple « Born to read »

Dans l’esprit de la campagne mondiale de promotion des bibliothèques menée par l’IFLA :  » Action Library « , ces campagnes de promotions cherchent aussi à modifier l’image de la bibliothèque en la présentant comme un lieu dynamique, accueillant, chaleureux, stimulant, en pleine évolution et en la plaçant au coeur des débats et des publics. Les thématiques qui se rattachent à la bibliothèque sont celles de la responsabilité, de l’engagement, de l’accès au savoir ; on insiste sur le rôle économique qu’elle peut jouer et sa capacité à changer la vie de chacun.

Les slogans développés sont du type : «  la bibliothèque c’est pour vous « ,  » la bibliothèque c’est l’aventure « ,  » aller en bibliothèque une expérience inoubliable « ,  » avec la bibliothèque vous vivrez mieux et plus fort « , …
Dans de nombreux pays, en plus des posters, des affiches, des concours des fêtes nationales de la lecture sont organisées sur plusieurs jours.

Après cette présentation kaléidoscopique, Anna Svenbro présente en détail la campagne suédoise  » Library lovers  » matérialisée par le badge en forme de coeur rose bonbon  que distribue l’association des bibliothécaires suédois (SBF).

Cette campagne est un bon exemple de marketing, de communication et de lobbying appliqués aux bibliothèques. Elle cherche à sensibiliser au problème des bibliothèques tous les citoyens-électeurs suédois.

Derrière le petit badge rose, se cachent des questions sérieuses : la nécessité d’une politique nationale des bibliothèques, de l’attribution de moyens financiers suffisants aux bibliothèques, la mise en avant du rôle crucial que jouent les bibliothèques dans le développement de la lecture.

Il faut en effet situer cette campagne dans son contexte : la RGPP à la suédoise, le désengagement de l’Etat, la crise économique de 2008 et les  restrictions budgétaires qui s’en suivent, la fermeture de 400 bibliothèques ou la privatisation d’établissements. C’est pour toutes ces raisons que la SBF a construit cette campagne très politique avec le concours d’écrivains et de personnalités, une campagne largement relayée par les réseaux sociaux et la blogosphère.

Ce travail a porté ses fruits puisque, aujourd’hui, 65% des suédois se déclarent prêts à voir augmenter leurs impôts locaux pour abonder les budgets des bibliothèques, et 80% d’entre eux disent faire confiance aux bibliothèques publiques. De plus, la question de l’éducation a été largement reprise dans les programmes des partis politiques suédois avec des slogans du type « l’avenir commun est dans la salle de classe » ou « l’avenir commun est dans la bibliothèque ».
Les badges roses continuent à se vendre ou à se distribuer.

Cette expérience est-elle transposable en France ? Les cultures françaises et suédoises sont très différentes, mais le rôle central de la bibliothèque commun aux deux cultures.

Après avoir présenté FOBID Netherlands Library Forum et ses axes d’action, Marian Koren s’arrête sur les actions de promotion des bibliothèques et de la lecture qui y sont menées. Ces actions visent aussi à convaincre les bibliothécaires de l’intérêt de nouveaux fonctionnements.

Le programme de développement de la lecture s’appuie sur les attentes des usagers : ce qu’ils veulent, comment ils gèrent leurs vies, quelle place la bibliothèque peut y prendre. Ces attentes sont précisément étudiées et les bibliothèques tentent d’y répondre au plus près.

La bibliothèque cherche à apparaître comme un point de rencontre auquel s’agrègent d’autres services culturels ou sociaux avec lesquels s’engagent divers partenariats.

Un logo diffuse largement l’image de la bibliothèque.
Comme le font les librairies, les bibliothèques cherchent à surprendre les publics  par leurs propositions mais aussi en s’associant à d’autres services municipaux ou en jouant les bibliothèques « plugin », une thématique développée samedi dans l’atelier 6 : valoriser la bibliothèque parmi d’autres services.

Elles aménagent avec beaucoup de soin leurs locaux, cherchant à faire de la lecture une expérience partagée et positive.

Elles engagent de grandes manifestations très médiatisées, relayées par des personnalités en vue et les médias de toutes  sortes et particulièrement télévisés.

Elles s’appuient sur les centres d’intérêt des publics comme les jeux ou le sport pour les adolescents.
Toutes les campagnes de publicité sont organisées nationalement et ensuite déclinées localement.
Elles peuvent s’adresser à un type de public (les enfants par exemple), associer les libraires et les éditeurs comme la campagne : « les Pays-Bas lisent ».
Cette campagne « Les Pays-Bas lisent » est organisée sur un mois complet. Un même titre est offert à chacun des usagers de la bibliothèque et discuté partout : dans les bibliothèques mais aussi dans les journaux, à la télévision, par des écrivains, des élus, … Le titre est choisi en fonction de son sujet : son intérêt social, historique… sa capacité à séduire un large public. Des campagnes du même type existent en Allemagne et en Autriche, où elles reçoivent le soutien de chanteurs d’opéra, de skieurs…

Marian Koren conclut en appelant de ses voeux une extension européenne ou française, « La France lit », de cette campagne.

Alain Coquart présente la FNCC, association pluraliste d’élus à la cultire des collectivités terruitoriales, puis rappelle que la lecture publique n’est pas une compétence obligatoire des collectivités locales ce qui n’empêche pas que les intercommunalités endossent de plus en plus souvent cette responsabilité.

Il brosse ensuite un rapide historique des divers mouvements des bibliothèques pour attirer vers elles les publics : élargissement des fonds à l’ensemble des supports, politique de proximité, partenariats, bibliothèque hors les murs….

Alain Coquart rappelle aussi que le développement de la lecture ne se nourrit pas d’événements mais de gestes quotidiens.

Il décrit le contexte actuel : une période de crise dans laquelle on cherche à dégager des fonds pour faire fonctionner les bibliothèques. Des bibliothèques qui ne peuvent pourtant plus se prévaloir d’être les seuls lieux de développement de la lecture. Certains se demandent s’il faut encore construire des bibliothèques mais la FNCC, en organisant une série de formation d’élus sur ce thème, répond évidemment « oui ».

La ville de Rennes cherche à insuffler un dynamisme nouveau à la lecture publique en accentuant le partenariat et en disséminant les lieux de lecture. Les bibliothèques sont le socle de ce dispositif.

Suivant le modèle des villes lecture, elle met en place des ateliers d’éducation littéraire et artistique dans les classes, elle travaille en coopération avec les enseignants sur le livre et l’écriture, elle passe des conventions avec des associations et transforme des bibliothèques en espaces lecture. Ces divers partenaires institutionnels ou associatifs lui permettent de diversifier les lieux d’accès au livre.

Atelier 1 – Partenaires et financeurs

Modérateur : Jean-Philippe Accart

Intervenants :
– Geneviève Clavel-Merrin (BN Suisse)
– Robert Fohr (chef de la mission Mécénat, Ministère de la Culture)
– François Rouyer-Gayette (CNL)
– Hubert Villard (Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne)

La recherche de partenaires et de financeurs n’est pas toujours ancrée dans notre culture. Pourtant, c’est un moyen essentiel de trouver des fonds pour nos structures.

Intervention de M. Robert Fohr (Mission Mécénat) :
La Mission Mécénat du Ministère de la Culture a pour mission première de faire connaître ce système aux porteurs de projets et/ou aux mécènes. Il est nécessaire de distinguer entre le mécénat et le parrainage (sponsoring). Cette mission contribue à l’évolution de la législation : la loi de 2003 sur le mécénat a été complétée. C’est aussi un observatoire des législations et des pratiques en la matière. Et enfin, c’est une mission qui recherche pour l’ensemble du ministère des mécènes. Des collaborations sont développées avec les institutions du monde économique et juridique (chambres de commerce, experts-comptables et notaires) pour mieux informer les porteurs de projets sur la législation et sa mise en œuvre. Des correspondants mécénat ont été nommés dans les DRAC pour relayer les informations et les conseils du ministère.

Régime de droit commun : articles du code général des impôts en 2003.
Le mécénat repose sur un système d’avantages fiscaux : 60% du montant du don peut être déduit fiscalement (dans la limite de 0,5% du chiffre d’affaire de l’entreprise et de 20% pour les particuliers). La générosité des particuliers est beaucoup plus importante que celle des entreprises.

700 millions d’euros de mécénat d’entreprise en faveur du culturel : contrairement à ce qui se dit actuellement, ces sommes sont en augmentation (si l’on compte dans les chiffres la “culture solidaire”).

Mission transversale au sein du ministère de la culture. Dans le domaine du livre et de la lecture, la mission contribue à des opérations autour des collections patrimoniales et de leur numérisation.
http://www.mecenat.culture.gouv.fr/

Intervention de M. François Rouyer-Gayette (CNL) :
Après avoir rappelé les 7 missions du CNL déclinées en 4 domaines d’intervention à travers une trentaine de dispositifs d’aides, il est présenté les actions spécifiques aux bibliothèques.

Les missions du CNL :
- soutenir et encourager l’activité littéraire des écrivains français par des bourses (…) des prêts d’honneur, des subventions, des acquisitions de livres ou tous autres moyens (…)
- favoriser par des subventions, avance de fonds ou tous autres moyens l’édition ou la réédition par les entreprises françaises d’œuvres littéraires dont il importe de favoriser la publication
- encourager tous les modes d’expression littéraire et concourir à la diffusion, sous toutes ses formes, d’œuvres littéraires en langue française
- contribuer, par l’aide aux entreprises d’édition et de librairie, au développement économique du secteur du livre ainsi qu’au maintien et à la qualité des réseaux de diffusion du livre et de la lecture
- participer à la défense et à l’illustration de la langue et de la culture françaises
- favoriser la traduction d’œuvres étrangères en français et d’œuvres françaises en langues étrangères
- accompagner les manifestations littéraires ouvertes au plus large public, permettant la rencontre d’auteurs, favorisant la lecture et la vente d’ouvrages
- intensifier les échanges littéraires en France et à l’étranger, et concourir à toutes les actions de promotion du livre et de la lecture susceptibles de contribuer à la diffusion et au rayonnement du livre français
- soutenir les bibliothèques, les établissements culturels et les librairies, en France et à l’étranger, qui commandent des ouvrages de langue française présentant un intérêt culturel, scientifique, technique ou touchant à la francophonie.

Un nouveau dialogue avec les acteurs de la chaîne du livre est en réflexion. Le CNL souhaite se positionner comme un partenaire pouvant interagir plus rapidement avec les collectivités. Il est souhaité la création de nouveaux dispositifs plus souples et plus rapides. Création de partenariats pour tenter des expérimentations : “le CNL va évoluer et expérimenter sur des domaines qui ne lui étaient pas familiers” (si seulement on pouvait avoir des exemples !). Accompagnement jusqu’à 80% dans les projets liés à la diffusion ou au numérique.
http://www.centrenationaldulivre.fr/

Intervention d’Hubert Villard (Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne) :
La BCU de Lausanne est la première bibliothèque suisse à avoir signer un partenariat avec Google. Petit historique du projet de numérisation des trésors de la bibliothèque avant le partenariat avec Google : 8000 € de budget annuel permettait la numérisation de 20 à 25 livres numérisés. Bien évidemment c’était très frustrant pour les équipes. En novembre 2006, rencontre avec le représentant Google Book Search : la société affirme la possibilité d’un engagement uniquement quand le fonds est d’au moins 100 000 documents libres de droits. L’intérêt à Lausanne était que 60% du fonds était francophone. Dès février 2007, négociations et argumentations politiques (préparation d’une FAQ pour la ministre de tutelle). Signature en mars et annonce mi-mai 2006. La politique de Google est de ne pas diffuser l’information avant l’annonce officielle (difficile pour le personnel de la bibliothèque : degré 0 de la communication).

Bilan de l’opération :
Difficulté organisationnelle liée à la demande de Google de ne pas diffuser l’information avant l’annonce officielle  (pas de recrutement possible en amont, stupeur du personnel et des autres directeurs de bibliothèques au moment de cette annonce). Les opérations de numérisation se sont déroulées sur 24 mois jusqu’à fin 2009. Il est noté le niveau de professionnalisme du personnel employé par Google.

Sur le plan financier : numérisation intégralement prise en charge par Google de 80% du fonds ancien de la bibliothèque. Les crédits à l’origine prévus sur la numérisation sont réservés aux documents fragiles et/ou précieux.
http://www.unil.ch/bcu/

Intervention de Geneviève Clavel-Merrin (Bibliothèque Nationale de Suisse) :
La Bibliothèque nationale suisse est un établissement jeune, créé en 1915. N’ayant pas de système de dépôt légal, un partenariat existe avec les associations d’éditeurs suisses. Avant de lancer des projets de numérisation des fonds, une enquête a été réalisée auprès des usagers. La priorité selon ces derniers est de numériser les publications en série, et plus particulièrement la presse quotidienne.

Le projet a concerné la numérisation du Journal de Genève, quotidien qui a été remplacé depuis par Le Temps. Il était donc nécessaire de mettre en place un partenariat avec cette société, détentrice des droits sur le Journal de Genève. Le Temps a fait la recherche de sponsors (essentiellement des établissements bancaires) et au final propose les documents numérisés en ligne, depuis leur site internet. L’aspect exploitation a donc été géré par la société de presse. La bibliothèque nationale a été partenaire sur l’aspect technique de la numérisation et a participé financièrement (en lien avec les bibliothèques locales). Ce sont les équipes de la bibliothèque nationale et des différentes bibliothèques suisses possédant des exemplaires qui ont sélectionnés ceux qui étaient le mieux conservés. Aujourd’hui le Journal de Genève est accessible gratuitement dans son intégralité. La numérisation des exemplaires a pris 9 mois alors qu’il avait fallu plus d’un an pour clarifier les questions de droits, définir le plan financier et établir les conventions avec les partenaires. A ce partenariat technique et financier s’ajoute un partenariat au niveau de la communication (et oui, c’est quand même le thème du congrès !) : Le Temps met en valeur régulièrement dans ses exemplaires papier et sur son site internet des articles numérisés.
Le site de la Bibliothèque nationale Suisse

Les questions dans la salle :

Question à M. Hubert Villard (Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne) : quelles sont les contraintes imposées par Google dans le projet de numérisation ?
Réponse : Comme cela a déjà été précisé, il était imposé par Google de ne pas diffuser l’information autour du projet avant l’annonce officielle. Les contraintes techniques étaient de faire préparer les documents à numériser par les équipes.  Chaque partenaire (Google et la BCU de Lausanne) possèdent un jeu de copies chacun (format .tiff et .pdf). La BCU stocke ces fichiers sur un serveur pour archivage. En revanche, les données numérisées ne peuvent être utilisées ailleurs que sur Google Books Search : impossible de transposer les données sur d’autres catalogues. En revanche il est possible de proposer dans la notice bibliographique du catalogue le lien vers le document Google Books.

question supplémentaire : Quelle commercialisation pour les livres numérisés ?
Réponse : au moment du contrat, la question d’une commercialisation des documents numérisés n’était pas envisagée par Google. Cependant, les recettes perçues au titre du « print on demand » ne sont pas reversées à la BCU.

Question à Geneviève Clavel-Merrin (Bibliothèque Nationale de Suisse) : quels sont les sponsors du projet presse ?
Réponse : l’ensemble des sponsors sont indiqués sur le site du Temps (http://www.letempsarchives.ch)

– Question à M. Robert Fohr (Mission Mécénat) : Y-a-t-il un autre intérêt que la fiscalité pour les mécènes ? Que faut-il mettre en avant pour convaincre un éventuel mécène ?
Réponse : il est évident que la fiscalité n’est pas le seul intérêt pour une entreprise de participer à du mécénat. Les raisons sont diverses et dépendent en général des objectifs de l’entreprise. Cependant, le mécénat est souvent envisagé comme un moyen de donner une image positive à l’entreprise : en s’associant à un projet culturel, elle montre son ouverture d’esprit et la diversité de ses centres d’intérêt à ses clients potentiels ou à ses propres salariés. Ainsi, c’est un moyen de s’associer à un projet culturel ambitieux, de développer l’attractivité d’un territoire ou de participer à une activité utile pour la collectivité (permet aussi de se placer).

Atelier 3 – Outils et postures: supports de communication

Introduction

La communication doit être au service du projet d’établissement car ce n’est pas une fin en soi.

Comment choisir, concevoir et évaluer l’impact en fonction des objectifs que l’on s’est fixé Quels outils et quelles postures pour faire quoi et pour dire quoi?

Présentation du service communication de la BM de Toulouse / Manuela Gantet

Autonome par rapport au service d’action culturelle de la bibliothèque et sans tutelle vis à vis du service communication de la ville notamment grâce à un budget propre et important. Echange régulier et grande confiance avec eux.

La responsable communication fait partie de l’équipe de direction du réseau des bibliothèques de Toulouse.  Le service communication est composé de 2 chargés de com., d’un graphiste et d’un webmestre.

Une enquête d’image montrait la faiblesse de l’image de BM en réseau. Chaque usager connaît sa bibliothèque de quartier sans avoir conscience de l’ensemble. D’où l’objectif du service: positionner la BM de Toulouse comme un réseau aux services diversifiés.

Moyen: relookage des outils pour changer l’image mais aussi renforcer la qualité des contenus.

  • Manifesta: un magazine plus qu’une revue des actions de la BM de Toulouse
  • Site web agrégeant toute la présence internet
  • Refonte de différents document pour avoir un guide du réseau

Autre objectif: se positionner comme acteur culturel local en multipliant la présence en dehors des publications propres de la BM

Après plusieurs collaborations infructueuses avec des agences, la compagne pour changer l’image est faite en interne avec comme slogan: la bibliothèque des rencontres à faire. Photos de bibliothécaires en poste avec des artistes, des écrivains,… Effet d’image et de reconnaissance très efficace avec peu de moyens! Le fait de la concevoir en interne et de travailler avec les collègues a été très positif en terme de dynamique d’équipe.

Autre objectif: Démultiplier sa présence sur le web: Myspace, Flickr, Facebook, Twitter,…

Démarche marketing: enquête des publics pour mieux aller vers eux (les jeunes, les étudiants, les nouveaux arrivants, les publics empêchés)

Différentes actions de communication autour de la construction en cours: la médiathèque grand M dans un quartier sensible, par exemple mise en place d’une pallissade illustrée pendant les travaux.

Objectif fort de désenclaver la médiathèque du Mirail par rapport au reste des bibliothèques de Toulouse. Pour faciliter l’appropriation du projet, démarche participative avec l’aide d’un cabinet d’architecte urbain +
communication de proximité et régulière.

En lien avec la sociologie du quartier, préparation d’un guide multilingue: anglais, espagnol, chinois et arabe,…

Questions en forme de conclusion: les actions mises en place fonctionnent bienpour les fidèles mais comment toucher les non-abonnés; développer la médiation de contenus; comment faire pour fidéliser les abonnés qui nous quitter régulièrement (pourcentage non-négligeable de non-réabonnement)

La communication du SCD Lyon2 / Marie-Noëlle Laroux

Pour trouver un slogan et une nouvelle image, M-Noëlle Laroux explique que le SCD de Lyon 2 a fait appel à un étudiant d’un cursus com. et graphisme de leur université.

Choix d’une image manga d’une bibliothécaire à lunette et coupe au carré: appuyer sur les clichés mais en les décalant un peu. Selon l’étudiant en com, c’est une nécessité cognitive pour que le message passe auprès du public. Cette image est déclinée sur tous les supports. Ils ont aussi fait faire un film par les mêmes étudiants pour garder une unité.

L’université Lyon 2 a fait campagne de com. via des code QR pour inciter les étudiants à « essayer » les cours. Effet viral très efficace. Le SCD va reprendre l’idée.

Autre action de communication innovante:  une visite virtuelle de la BU, voir ici

Médiathèque de Lomme / Nathalie Bailly et Jean-Luc Du Val

Contrairement à Toulouse, c’est un bibliothécaire dont une partie du poste est de s’occuper de la communication.

Avant l’ouverture, réflexion sur une charte d’accueil pour s’assurer de la qualité et de l’homogénéité de l’accueil.
Contenu: quelques morceaux du règlement intérieur; les bonnes attitudes à avoir vis à vis du public selon les situations; des évidences à rappeller; type de vocabulaire à employer;…

La charte a été refondue à la marge depuis. Un groupe de travail réfléchit aujourd’hui sur d’autres problématique notamment la manière de faire évoluer notre relation avec le public qui tient compte des nouvelles pratiques culturelles, notamment numérique.

Nos réflexions avancent en observant nos publics. Pourquoi exiger de notre public des choses qu’on ne respectent pas nous-même? Plutôt qu’interdire demander d’être respectueux des autres et du matériel cf. boisson, téléphone portable,…

Grâce au vol de manga, création d’un point d’accueil jeunesse d’abord pour surveiller ces collections mais permettra ensuite d’avoir un lieu d’informations et de renseignements.

Suite à une observation d’étudiants, abandon du rangement frénétique des retours pour permettre la lecture sur place.

Soyons bienveillants vis à vis de nos publics pour qu’il s’approprient le lieu.

Atelier 2 : communiquer avec son public en temps de crise

Modérateur : Jean-Luc Duval, médiathèque de Lomme

Intervenants : Sergio Dogliani (Idea Stores), Mick Fortune (Voices for the Library), Anne Verneuil  (ville d’Anzin)

Les interventions en anglais ont pu être bien suivies par la salle, grâce aux diapos en français et à des traductions improvisées aux moments opportuns.  On regrette malgré tout l’absence d’une intervention en ch’ti, qu’Anne Verneuil aurait pu assurer.

Idea Stores : communiquer pour mieux agir (Sergio Dogliani)

La communication est à la base du projet des Idea Stores à Tower Hamlets puisque c’est avec une démarche marketing (un échantillon de 600 personnes représentatives du quartier a été sondé, contre rémunération) que le projet a été conçu au départ. Des éléments importants ont été dégagés de ces premières études, qui ont sont devenus les grands axes d’action du projet

– la formation continue

– des constructions d’espaces modernes

– des nouveaux services : événements, cafés

– de la communication

– le comportement : on vient dans un Idea Store pour passer un moment agréable.

« Raising expectations »

La communication s’est faite entre autre grâce au lancement d’un magazine, « Idea Magazine », trois ans avant l’ouverture du premier Idea Store, et qui s’écoule à 20 000 exemplaires par an.

Un autre objectif de la communication est de replacer la bibliothèque dans la vie quotidienne : ce lieu s’inscrit dans les autres lieux de fréquentation courante (banque, supermarché etc.)

Les nouvelles constructions tendent à favoriser la mixité des espaces et donc des activités qui s’y déroulent (lire le journal sur un fauteuil de la galerie d’art, par exemple). L’argumentaire principal de l’efficacité de ces nouvelles constructions, auprès des décideurs, se base sur l’indicateur du coût par visite, qui baisse d’année en année car les Idea Stores sont des bâtiments conçus avant tout pour durer.

Les résultats sont là puisque les visites ont augmenté de 350%, les prêts de 20% et le taux de satisfaction de 20%. Le ministre de la Culture britannique est également très satisfait des Idea Stores. Dans un contexte national difficile (fermeture de bibliothèques britanniques), un nouvel Idea Store doit ouvrir pourtant en 2012.

Voices for Libraries : défendre les bibliothèques en crise (Mick Fortune)

A l’heure actuelle, 20% des bibliothèques publiques britanniques sont menacées de fermeture. En 2010, le projet du nouveau gouvernement est de mettre en place une « big society » fondée sur la décentralisation et le bénévolat, afin d’économiser l’argent public. Dans un contexte de forte concurrence (baisse des fréquentations, Wikipédia, Google, Amazon), les bibliothèques sont des cibles faciles.  Leur mission de proposer un « service efficace et destiné à tous » manque de précision et différentes visions de leur avenir s’affrontent (vision commerciale avec externalisation de services, vision traditionnelle, ou volonté d’un élargissement des missions – payer ses impôts à la bibliothèque?).

« I’m a twitterer »

« Dans ces conditions, un dialogue est nécessaire. Il est amorcé dès 2010 sur Twitter. 8 personnalités sur Twitter lancent alors le mouvement « Voices for Libraries » avec les objectifs suivants

– mettre en place une plateforme commune aux opposants à la fermeture de bibliothèques

– valoriser l’importance des services proposés par les bibliothèques

– favoriser le débat sur leur avenir

De Twitter on élargit à d’autres réseaux sociaux : Facebook, Google Maps, Flickr. Puis on sort du seul support web en intervenant sur d’autres médias (radio) et à l’aide d’évenement du type « National Library Day » (en février). Les contenus partagés sur ces supports? informations, témoignages, soutiens de personnalités etc.

Les 9 membres fondateurs de « Voices for Libraries » travaillent de façon souple et efficace : chacun peut poster sans validation sur internet. Le principe est que seules les positions collectives sont défendues sur le site, et non pas les points de vue individuels. Des soutiens financiers ont pu également être reçus grâce à des campagnes de levées de fonds.

L’action du groupe « Voices for Libraries » fut efficace puisque Mick Fortune a récemment appris que le nombre de bibliothèques menacées était passé de 416 à 398.

Communiquer sur un établissement en crise : le cas du théâtre d’Anzin (Anne Verneuil)

Avec ses 1200 places, construit dans les années 1930 dans le style Art déco, le théâtre d’Anzin est un des plus grands théâtre de la région mais il est dans une situtation difficile : lourd à gérer, il a besoin d’être restauré et sa programmation pourtant populaire (spectacles de variétés, d’humour) peine à attirer un public suffisant.

Pour sortir de ces difficultés, des objectifs d’action sont définis

– augmenter la fréquentation (et donc, les recettes)

– louer davantage le théâtre à d’autres organismes

– attirer les financeurs privés

Or aucun de ces objectifs n’est réalisable sans s’appuyer sur une bonne communication. Dans un contexte de budget constant, la première action a été donc de repenser le budget prévisionnel pour y intégrer des actions de communication.

Un galop d’essai en 2010

Un premier galop d’essai a permis de recruter par marché public un prestataire régional qui a travailler sur la diffusion aux médias des plaquettes réalisées par le service communication de la Ville.  Des conseils de communication « positive » ont été aussi dispensés aux élus.

Cette première tentative a très bien marché avec un spectacle de « Buena Vista Social Club » bien relayé car il a même bénéficié d’un reportage sur Arte. Ce succès a permis de convaincre les élus et de revoir plus en profondeur le budget prévisionnel de 2011. Un nouveau marché a été lancé, comportant 3 lots

– la création d’une identité visuelle pour le théâtre (logo)

– la conception d’un matériel de communication (supports papier et web)

– la diffusion de ces supports (attaché de presse, liens avec les comités d’entreprise etc).

Un logo a été ainsi très vite choisi et validé par les élus.

Les autres actions prévues ont été mises en place par la suite. Le bilan proivisoire, début 2011, est très positif puisque le théâtre a enregistré une augmentation de 30% de la fréquentation!

« Faire savoir »

L’équilibre financier de l’établissement n’est en revanche pas encore atteint. L’équipe et les élus réfléchissent à d’autres actions pour attirer davantage les Anzinois : comme il est interdit de proposer un tarif préférentiel à ces derniers pour les spectacles, une possibilité d’accession gratuite au théâtre pour ceux qui possèdent la carte de la médiathèque (elle-même gratuite pour les Anzinois) est à l’étude…

Là encore, il ne suffira pas de le proposer à la population : il faut également le faire savoir!

La gratuité est-elle payante ?

Présentation d’Olivier Ploux – ENSSIB

Le grand bouleversement du « métier de bibliothécaire »

Notes sur « Le grand bouleversement »: rencontre autour de la nouvelle édition du Métier de bibliothécaire

Présentation de la refonte du livre par Yves Alix

Convergence ou divergence du métier selon le lieu où il s’exerce?

Julien Roche, SCD de Lille 1

très similaire sur les bases
mais différences:

  • les ressources électroniques
  • importance de l’anglais
  • le bibliothécaire en BU est un formateur à part entière plus que ce que l’on peut trouver en bibliothèque publique
  • rôle d’appui à la formation: mise en ligne des cours et indexation des ressources pédagogiques
  • rôle d’appui à la recherche: archives ouvertes, mise en ligne des thèses,…

Marie-Jeanne Boistard (BM de Blois)

Segmentation paradoxale des publics: Lire la suite

Des compétences multiples au service des bibliothèques

Notes de la session 5 – Congrès de l’ABF – 21 mai 2010

Intervention de Bertrand Calenge

– 30% de non bibliothécaires au nivau national

– variété des métiers à la BM de Lyon (plusieurs métiers dans l’informatique)

–        Affirmation du métier difficile face aux autres profils

–        Bibliothécaire face à proxynator: incompréhension mutuelle

–        fonction RH contre spontanéisme organisationnel Lire la suite