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Google et nous ou Google pourquoi faire ?

Atelier 3 : Google pourquoi faire ?
Dominique Lahary, Philippe Colombet modéré par Lucile Pellerin de la Vergne

Lucile Pellerin de la Vergne a introduit cet atelier en évoquant la cohabitation des bibliothécaires avec le moteur de recherche Google. Cohabitation qui pourrait devenir une vrai collaboration avec la création de « Google Search Book », plus d’un million de livres numérisés à ce jour. Mais c’est aussi une concurrence quand on sait que 89% des étudiants préfèrent les moteurs de recherche au catalogue des bibliothèques. Nos établissements étant perçus plutôt comme des espaces de travail. Succés de Google mais attention au « web vrac » pour citer J. N. Jeanneney.

Dominique Lahary entre dans le vif du sujet en identifiant qui est le « Nous ».
Google et moi ? on ne donne plus d’adresse url mais on dit « allez sur google et tapez … »
Google c’est Nous… ce moteur a pour mission d’organiser l’information mondiale, mais alors que font les bibliothèques ? elles organisent l’accès à l’information, donne accès partout, sélectionne l’information, traite, indexe et classe. les bibliothèques forment un service gratuit.
Que fait Google : donne aussi l’accès à l’information, partout, trie les résultats, traite l’information pour qu’on la trouve. C’est aussi un service gratuit, Google est vraiment le double des bibliothécaires ! Et en plus permet l’accès à l’information dans le temps 24h/24h et en abondance !

On a aujourd’hui un sentiment de concurrence avec un documentaliste automatique, effet de « désintermédiation »… c’est aussi une économie de l’accès.
Goggle c’est aussi autre chose, une autre bibliothéconomie, on indexe tout et n’importe quoi. Tous les types de fichiers le sont, on ne classe pas on trie, on indexe en plein texte.
C’est un moteur parmi d’autres mais son succès induit le syndrome du « frigidaire » !

Son succès vient du fait que l’on peut faire des requêtes en plein texte avec un outil généraliste ce qui n’est pas le cas des catalogues de bibliothèques.
Ces catalogues font partis du web invisible, avec une faible visibilité. Un vrai défi pour les portail de bibliothèques.

La Bibliothèque Electronique de Google concerne peu de bibliothèques. C’est d’abord une offre d’indexation, on rentre dans le livre par l’intérieur. Cet aspect deviendra une nécessité. La solution sera dans le partenariat public-privé.

Google et le reste du monde : faisons jouer la concurrence, utilisons plusieurs moteurs différents. Aujourd’hui l’économie de l’accès l’emporte sur l’économie des contenus.

Dominique Lahary conclue en disant que Google fait partie du paysage, nous somme un « maillon de la chaîne », google en est un autre !

Philippe Colombet représentant Google rebondit en posant la question de l’accès et pas du remplacement d’un support par un autre.
Quelles évolutions technologiques majeures, pourquoi inclure les livres dans les résultats de recherche d’un moteur Internet, quelle conséquences de cette entreprise de numérisation ?

La contribution de Google est de rendre l’information plus accessible et plus utile mais l’essentiel des documents (livres, thèses etc…) fait encore partie du web invisible. L’objectif est d’indexer le maximum de documents analogiques pour faire un vrai travail de moteur de recherche.
Les éditeurs et les bibliothèques sont deux partenaires essentiels. Google compte à ce jour 28 partenaires bibliothèques, pas encore en France.

Google travaille sur le concept de « longue traîne », connecter des publics de niches avec des contenus de niches.

Un vrai projet pour Google de trouver des livres lorsqu’on fait une recherche d’information.

En conclusion Google un vrai partenaire pour les bibliothécaires !