Atelier 8 – La dématérialisation des documents sonores : quels coûts, quels services ?

Prise de note : Joëlle Muller

Relativisons un peu : coût d’un sens giratoire 600 000 €.
Sketches de Raymond Devos, ça n’a pas de sens, ça n’a pas de sens, d’aborder la culture sous la loupe de la rentabilité.
Marie-Christine Jacquinet, dir. BM Viroflay
Présente les évolutions de l’offre musicale à Viroflay (ville de 16 331 hb) à l’ouverture du nouvel équipement en 2007.
1800 m2, sur 2 niveaux avec un auditorium de 200 places.
L’offre musicale s’est organisée autour de trois axes.
– Le prêt de CD. 4500 titres. Les CD représentent 11% des prêts de la bibliothèque et 40% des emprunteurs. Ils veulent essentiellement des nouveautés.
– Un service de musiques numériques. Ils utilisent les services de la société Bibliomédias. Ils ont fait un gros effort de communication auprès du public et de formation auprès du personnel. Les résultats ne sont pas extraordinaires. Bon fonctionnement au démarrage et service qui s’essouffle en 2009. 51 utilisateurs réguliers en 2008-2009, 29 pour 2010 Sur près de 8500 inscrits à la bibliothèque.
– L’écoute musicale mobile.Les usagers peuvent écouter de la musique à partir de casques à infra rouge prêtés sur place. Service mis en place par la société INS Vidéo. 20 casques, 300 CD de la bibliothèque numérisés. Coût de l’installation : 8000 €. Résultats : 2 à 3 casques prêtés / jour en 2008-2009. Aucun en 2010. Ils se posent la question du maintien de ce service.
L’impact de ces nouveaux services est relativement faible, mais ils suscitent l’intérêt des professionnels. Le suivi du service est chronophage.
Prochaine piste : la musique vivante dans les locaux de la bibliothèque, auditorium de 200 places.
En savoir plus : la présentation

Jean-Michel Auzanneau, resp bibliothèques de quartier BM Orléans
Présente l’expérience de dématérialisation des collections musicales des bibliothèques de la source (Orléans) qui s’est mise en place à l’occasion d’une création d’une bibliothèque en un seul plateau de 1000m2.
Décloisonnement et enrichissement des collections numériques, autonomie de l’usager, le moins de manipulation possible.
Politique de la ville : plutôt favorable aux logiciels libres.
Choix : EAC (logiciel gratuit)
8500 CD ont été numérisés.
Portail musique : Archimède.
Coût : 8500€ de consultants, 6271 € de vacations pour la numérisation.
Ils avaient déjà Bibliomédias. Ils viennent d’arrêter ce service.
Bilan :
4 postes au lieu de 8 prévus,
Promotion noyée dans l’ensemble de la promotion de la bibliothèque,
Les ados ont adopté ce service,
Le multimédia a apporté un public nouveau qui zappe sur les différents services,
Le public est autonome et il entre également en relation avec le personnel.
Service chronophage en phase de démarrage.
Perspectives :
S’il fallait le refaire, la réponse est oui
Offre musicale en streaming,
Développer la musique vivante dans la médiathèque.
En savoir plus : la présentation

Xavier Galaup, ACIM, Médiathèque départementale du haut-Rhin
Expérimentation : projet UMA, Univers Musical des médiathèques alsaciennes.
Génèse : un portail unique des 40 bibliothèques du département, respecter le droit d’auteur.
Société Music me (choix fait après une évaluation comparative des autres formes de streaming), musique en streaming.
Objectif : avoir une œuvre élargie de « soniel » (déf. De Gilles Rettel des phonogrammes non liés à un support physique) sur une plateforme dédiée, légale, sans publicité. Avoir un accès à domicile pour les inscrits de tout le réseau.
Chaque inscrit peu créer sa liste de musique (une radio). Le ticket d’entrée est assez cher : 5400 € et ensuite il y a des coûts par radio et pour chaque écoute.
On ne peut satisfaire qu’une centaine d’utilisateurs pour un coût raisonnable.
Il a eu une subvention.
Ce service a été ouvert il y a 15 jours et a 40 inscrits.
Une complémentarité est à trouver entre les collections physiques et l’offre en ligne.
En savoir plus : présentation

Gilles Rettel, agence MSAI
Il a essayé de répondre aux questions posées par l’animateur de l’atelier.
De quoi parle t’on ?
La dématérialisation, ça n’existe pas. Tous les documents numérisés sont stockés sur des serveurs donc du matériel.
Google posséderait environ 2% des serveurs du monde.
On n’utilise pas assez le terme de phonogramme. Le CD est un support de phonogramme.
La musique stockée sur un CD est déjà sous forme numérique.
Internet rend les phonogrammes volatiles, déplaçables. Il peut changer de support.
Allez-vous dans les médiathèques ?
Une des missions des médiathèques est de rendre accessible les œuvres. Quand elles se dématérialisent, la bibliothèque n’est plus le lieu de stockage (il parle de lieu concentrateur).
Il est souvent repoussé par les entrées des bibliothèques et par les masses de documents accumulés.

Voir son billet : Pourquoi je ne vais pas dans les médiathèques.

Comment élargir l’horizon ?
Il existe 3 filières de diffusion d’une œuvre musicale.
– La partition
– Le phonogramme
– Les spectacles, les concerts
La bibliothèque n’étant plus le lieu principal « concentrateur », leur avenir, en tant que lieu, est dans la médiation. Il parle de travailler sur l’aura et sur le halo des œuvres.

Conclusion
La bibliothèque du futur sera multimodal : des collections physiques moins lourdes, mieux présentées, plus attractives et de la médiation autour de services attratifs, innovants.

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