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Réunion Biblio-fr et après ? le vendredi 12 juin à 17H (réunion souterraine du congrès de Paris)

Voici le compte-rendu de la réunion Biblio-fr et après, rédigé par Jacques Sauteron, le secrétaire général de l’ABF.

Présents à la réunion : Franck Queyraud (ABF), Silvère Mercier (ABF), Benoît Roucou (ABF), Xavier Galaup (ABF), Laurent Haubout (ABF), Lionel Dujol (ABF), Dominique Lahary (ADBDP), Albert Poirot (ADBU), Jacques Sauteron (ABF), Sara Aubry (Biblio-fr), Sophie Danis (BPI), Thomas Chaimbault (ENSSIB)

Réunion déclenchée dans le cadre du congrès de l’ABF suite à l’annonce de l’arrêt de Biblio-fr.
Sara Aubry revient sur les différentes motivations ayant conduit à la décision de cet arrêt.
La liste comporte 17 ou 18000 abonnés. La modératrice reçoit environ 500 nouveaux messages chaque semaine. Seulement 80 sont délivrés via la liste.

Faute de disponibilité, la modération est de plus en plus espacée depuis trois ans, or une telle liste génère une attente de rapidité.

Hervé Le Crosnier et Sara ont eu de plus l’envie de faire autre chose afin de se recentrer sur l’essence du débat professionnel. Des projets de sites ont été esquissés. Mais cela sortait du cadre initial que constitue Biblio-fr.
Il leur a dés lors semblé légitime de proposer une réflexion plus ouverte à l’ensemble de la communauté professionnelle. Une telle création et la gestion d’un site réactif nécessitent une organisation humaine, de la disponibilité et des moyens matériels pour gérer une plateforme technique solide.

Dominique Lahary se souvient qu’un premier appel avait été lancé dés 2001 par Hervé Le Crosnier en vue de trouver une solution de reprise institutionnelle de la liste. Il souligne d’un autre côté la praticité de l’absence d’attache et la valeur de l’indépendance de la liste lui permettant une complète liberté de ton.
La liste constituait de ce fait un endroit non hiérarchique où la communication se révèle horizontale entre personnes de toutes origines et de toutes catégories.

D’autres listes existent :
La liste ADBS info est gérée par les permanents de l’association.
ADBU forum comporte 230 inscrits.
Les listes ADBDP et ADBGV sont des lieux de questions-réponses.
Discothécaires.fr est modérée et spécialisée sur le domaine musical.
Bibliopat est une liste spécialisée dans le secteur patrimonial.
Pour l’avenir, il est souhaitable d’éviter de réinventer ce qui existe déjà ailleurs :
Biblofrance
Service de questions réponses en sciences de l’information ouvert par l’ENSSIB

Reste à retrouver un lieu de débats
Le nouveau site portail de l’ABF et plus spécifiquement son espace d’expérimentation « Bibliolab » pourrait héberger un tel lieu.
Les éléments de débats pouvant être transmis par mails via une Newsletter automatisée afin de conserver un outil simple et accessible à l’ensemble de la profession.
Thomas Chaimbault exprime également l’intérêt de l’ENSSIB pour l’hébergement d’un outil susceptible de succéder à Biblio-fr.
Il pose également la question des archives de Biblio-fr. Sara Aubry indique que celles-ci resteront accessibles sur Internet même après l’arrêt de la liste.
En conclusion, plusieurs fonctionnalités semblent importantes :
Les annonces d’ offres d’emploi du secteur des sciences de l’information
Les annonces légales (lancement de marchés publics)
La communication autour des animations et journées d’étude
Le débat professionnel

L’ABF entend proposer la construction d’un espace ouvert à l’ensemble de la communauté professionnelle dans l’état d’esprit « libertaire » qui faisait l’intérêt de Biblio-fr et reprenant essentiellement l’accès aux offres d’emploi et l’espace de débat professionnel considérant que l’outil Calendoc créé par le groupe des bibliothécaires hybrides permet de rassembler l’actualité des journées d’étude et animations.
Elle entend solliciter la DLL afin d’obtenir des crédits lui permettant d’accompagner cette nouvelle charge.

Des représentants de l’association viendront à la réunion du 11 juillet organisée par Sara Aubry et Hervé Le Crosnier dans cet état d’esprit. Sara Aubry indique que dans un esprit déontologique elle-même et Hervé ne souhaitent se prononcer sur aucune des propositions visant à dessiner un successeur à Biblio-fr.

Pour eux, il appartiendra à la communauté des internautes en sciences de l’information de valider par la fréquentation, l’utilisation et la participation telle ou telle proposition. Aux porteurs de solution de démontrer par le « buzz » la pertinence de leur offre.

Jacques Sauteron

Secrétaire général de l’ABF

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COMMUNIQUÉ : LES LIBRAIRES ET LES BIBLIOTHECAIRES CREENT UN GROUPE DE TRAVAIL COMMUN SUR LES BASES BIBLIOGRAPHIQUES

Les libraires et les bibliothécaires représentés par le Syndicat de la librairie française (SLF), l’Association des librairies informatisées et utilisatrices de réseaux électroniques (ALIRE), l’Association des bibliothécaires de France (ABF), l’Association des Directeurs de bibliothèques départementales de prêt (ADBDP), l’Association des professionnels de l’information et de la documentation (ADBS) et la Fédération des utilisateurs de logiciels pour bibliothèques (FULBI), annoncent la création d’un groupe de travail commun sur l’accès des professionnels et la mise à disposition auprès du public des outils d’information et de recherche bibliographiques. Ce groupe, destiné à s’ouvrir à toute organisation professionnelle concernée et aux fournisseurs de données, souhaite élaborer des propositions concrètes sur l’évolution des outils bibliographiques afin qu’ils répondent mieux aux besoins et aux contraintes des auteurs, éditeurs, bibliothécaires et libraires, ainsi qu’aux attentes du public.

CONTEXTE ET ENJEUX

Alors qu’Internet est devenu un relais incontournable dans le domaine du livre, la question de l’accès aux informations bibliographiques et aux outils de recherche est plus que jamais un enjeu majeur pour la diffusion du livre, c’est-à-dire pour les libraires, les bibliothèques et leurs publics mais également, en amont, pour les éditeurs et les auteurs.

Or, malgré l’existence de deux bases bibliographiques complémentaires, de qualité et de nature « interprofessionnelle », Electre et le Catalogue général de la BNF, il n’existe toujours pas de base complète aisément exploitable par les professionnels et accessible au grand public. L’existence d’une telle base permettrait d’éviter que les outils mis en œuvre par des acteurs extérieurs aux professions du livre et aux visées exclusivement commerciales ne deviennent les seules références sur Internet. Elle favoriserait l’ouverture du marché de la vente de livres sur Internet et, demain, de contenus numériques, à un plus grand nombre d’acteurs, particulièrement des libraires.

Aujourd’hui, les ressources bibliographiques sont dispersées, ce qui entraîne des protocoles d’enrichissement des notices redondants et des coûts inutiles pour les professionnels sans qu’ils puissent disposer d’une offre cohérente à un prix raisonnable. La compilation de bases partielles devient la norme, ce qui entraînera une désaffection croissante de bibliothèques et de librairies à l’égard d’Electre.

OBJECTIFS

Les objectifs poursuivis par les signataires sont :

la mise à disposition au niveau national d’une base bibliographique de référence accessible gratuitement au grand public et gérée par les professions du livre.

– l’engagement d’une véritable réflexion interprofessionnelle, associant les utilisateurs et financeurs d’Electre, sur un modèle économique et un mode de gouvernance, inspiré, par exemple, de celui de Dilicom qui gère le fichier exhaustif du livre (FEL), permettant à cette base de conserver sa qualité et ses capacités de développement, tout en étant pleinement au service des professionnels du livre.

Les deux conditions présentées ci-dessus permettront d’assurer la maîtrise de l’information et des outils de recherche bibliographique sur Internet ainsi que la pérennité de l’accès à cette information.

La prise en compte des besoins croissants des professionnels et du public, notamment en matière d’exploitation et d’enrichissement des informations ou des outils de recherche, dans un cadre juridique qui doit être sécurisé en tenant compte des contraintes des fournisseurs et des besoins des utilisateurs.

L’abaissement des coûts par la possible réalisation d’économies d’échelle pour l’ensemble des utilisateurs des bases (bibliothèques, collectivités publiques, librairies, SSII), notamment en intensifiant la coopération entre les principales bases interprofessionnelles existantes d’Electre, de la BNF (Catalogue général), de Dilicom (FEL) et de l’ABES (SUDOC).

coqelibbib

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27 rue Bourgon – 75013 Paris – Tél. 01 53 62 23 10 – Fax 01 53 62 10 45
SFL : http://www.syndicat-librairie.fr

“Outils Web 2.0 en bibliothèque : manuel pratique”, sortie en Octobre 2008 !

 

Le prochain numéro (le n° 10) de la collection Médiathèmes de l’ABF sortira en Octobre 2008.

Il s’intitule : Outils web 2.0 en bibliothèque : manuel pratique / sous la direction de Jacques Sauteron (Bibliothèque d’étude et d’information de Cergy-Pontoise, secrétaire général de l’ABF) et de Franck Queyraud (Médiathèque de Saint-Raphaël)

Les outils du web 2.0 ont surgi en bibliothèque : enthousiasme des uns, dépit des autres, interrogations de la plupart… Quels sont-ils ? Que sont-ils ? A quoi servent-ils ? Comment faire ? Qu’en attendre ? Convaincus ou sceptiques, vous auriez envie d’apprendre et de faire, mais…
Des bibliothécaires praticiens avertis apportent les réponses concrètes que vous attendiez, en partant des réalités du métier, et vous accompagnent pas à pas dans la découverte et l’appropriation de ces nouveaux outils.
Vous pourrez, par exemple, en suivant simplement les indications : créer votre outil de veille d’information ; réaliser le podcast de la dernière conférence de votre médiathèque ; créer vos premiers blogs ou wikis…
Enfin, avantages et limites de ces outils sont évalués au cas par cas.

Ce manuel s’adresse à tous les bibliothécaires en poste ou en formation, mais nous avons surtout pensé à ceux qui estiment ne pas avoir la fibre informatique…

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SOMMAIRE :

Avant-propos
Les nouveaux outils et services

Les outils
■ Internet et protocole http, Dominique Lahary
■ Les fils RSS, Franck Queyraud
■ Les blogs, Lionel Dujol
■ Les wikis, David Liziard

Les services
■ Les podcasts, Xavier Galaup
■ La VOD, René Phalippou
■ Les bases de données numériques, Isabelle Antonutti

Du SIGB au portail de bibliothèque, Christophe Péralès et Jacques Sauteron

Conclusion par Hervé Le Crosnier

Index, bibliographie, sitographie

Collection Médiathèmes n°10
ISBN : 998-2-900177-31-0
Diffusé par l’ABIS
Prix : 28 €
Parution : octobre 2008

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Les adolescents vont bien… NTIC c’est quoi pour eux ? et pour les adultes ?

Tel est résumé rapidement les trois interventions de la première session : De l’Adolescent au jeune adulte : pratiques culturelles et liens avec l’institution.

Marie Choquet, épidémiologue à l’Inserm faisait un panorama sur les troubles et les pratiques à risque des adolescents à partir de différentes études sur la santé des jeunes. Surtout, elle a listé toutes les idées reçues qui se promènent dans la tête des adultes. Exemples :

Penser que tous les adolescents sont en crise, ont tous des pratiques à risque ou des troubles du comportement.

En réalité, entre 10 et 20 ans, il y a pluralité des comportements et des groupes. Si on voit effectivement des augmentations de consommation de produits (drogue, alcool) ou d’état de dépression, l’adolescence est surtout une grande période d’évolution liée à l’apparition de la différenciation sexuelle. Les adultes ont tendance à ne voir que la période de vulnaribilité mais oublie que c’est également une période de grande potentialité.

Notons que les traumatismes précoces se révèlent à l’adolescence…

D’après les études, les garçons ont plutôt des comportements à risque avec l’alcool, le canabis, la violence et l’absentéisme scolaire alors qu’on observe chez les filles des états de depression, des troubles fonctionnels ou des tentatives de suicide. Aujourd’hui, les filles pour s’identifier ont tendance à copier les comportements des garçons sur les phénomènes de violence, violence qui fait la une des médias…

Les jeunes vont de pire en pire…

On observe depuis plusieurs générations une stabilité des comportements selon les filles et les garçons. Mais, il semble que le seuil de tolérance des adultes s’est déplacé : tout comportement d’un adolescent devient insupportable. « On leur demande d’être parfaits alors que leurs parents ne le sont pas« 

A l’adolescence, on pense que les parents doivent se retirer alors que cette période de construction nécessite une présence discrète mais ferme des adultes. Interdire, c’est parfois les aider ! L’école se révèle un lieu emblématique : on constate aujourd’hui un vide de référents !

Sylvie Octobre, statisticienne au département des études, de la prospective et des statistiques du Ministère de la Culture est l’auteur d’une enquête remarquable sur les loisirs culturels des 6-14 ans.

A ce titre, elle est une observatrice des pratiques actuelles des jeunes. Les jeunes sont des « digital natives » selon le concept du sociologue américain Marc Prensky. L’expression NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et la communication) n’a aucun sens pour eux ! Ils sont comme la génération du téléphone et de la télévision, ils sont nés avec. Nous, nous sommes des migrants ! Et ramons…parfois…

Taux de connexions de 10-25 ans : environ 13 heures / semaines. Avec une très grosse difficulté pour les statiticiens : identifier ce qu’ils font sur Internet car ils font plusieurs choses simultanément.

Mais surtout, ils communiquent !

Dire qu’ils ne passent plus que leur vie que Internet est une idée reçue que ne confirme aucune enquête. Les médias tradionnels comme la TV et la radio (avec une offre ciblée) résistent très bien… Les ados sont aussi grands consommateurs de musique enregistrée. C’est une génération de grands utilisateurs d’équipements culturels (Bibliothèques, musées…) mais la médiation culturelle pédagogique les rébutent en grandissant (surtout pour les musées). Les bibliothécaires ont réussi, en mélangeant les services, les supports et les collections, à les retenir davantage… Youpi !!!

Internet n’est pas responsable de la baisse générale de la lecture : ce phénomène s’observe depuis plusieurs générations… On a du mal à évaluer la lecture sur écran !

Elle dégage trois lignes de mutations importantes :

1) sur leur rapport au temps : ils sont multi-actifs, le temps est pluriel ;

2) sur leur rapport aux objets : les objets culturels (CD, DVD, Livres…) ont explosés en nombre. De nouvelles grilles de légitimation sont en oeuvre. Dans le rapport produit-créateur-médiateur, ce sont surtout l’image des deux derniers qui a évoluée. Les wikis remettent en cause la notion du créateur omniscient en valorisant une création coopérative. Les médiateurs traditionnellement statutaires comme les instituteurs ou les bibliothécaires sont concurrencés par de nouveaux, légitimés par Internet.

3) l’importance de la fonction identitaire des réseaux : les blousons noirs sont-ils sur Facebook ?

Enfin, Claude Richez, directeur de rechercheà l’Institut National de la Jeunesse et de l’Education populaire (INJEP) remarque que les 11-15 ans sont un peu les oubliés des politiques publiques. Une disparité existe entre les villes riches et les villes « pauvres », entre celles qui peuvent gérer de manière globale des politiques de la jeunesse et celles qui n’ont que les aides de l’état trop ciblées !

Retrouvez les diaporamas de Marie Choquet et Sylvie Octobre en cliquant sur leurs noms.

Voir aussi : Approche générationnelle des pratiques culturelles et médiatiques d’Olivier Donnat