Le Congrès de l’ABF 2009

Réunion Biblio-fr et après ? le vendredi 12 juin à 17H (réunion souterraine du congrès de Paris)

juin 25, 2009 · 4 commentaires

Voici le compte-rendu de la réunion Biblio-fr et après, rédigé par Jacques Sauteron, le secrétaire général de l’ABF.

Présents à la réunion : Franck Queyraud (ABF), Silvère Mercier (ABF), Benoît Roucou (ABF), Xavier Galaup (ABF), Laurent Haubout (ABF), Lionel Dujol (ABF), Dominique Lahary (ADBDP), Albert Poirot (ADBU), Jacques Sauteron (ABF), Sara Aubry (Biblio-fr), Sophie Danis (BPI), Thomas Chaimbault (ENSSIB)

Réunion déclenchée dans le cadre du congrès de l’ABF suite à l’annonce de l’arrêt de Biblio-fr.
Sara Aubry revient sur les différentes motivations ayant conduit à la décision de cet arrêt.
La liste comporte 17 ou 18000 abonnés. La modératrice reçoit environ 500 nouveaux messages chaque semaine. Seulement 80 sont délivrés via la liste.

Faute de disponibilité, la modération est de plus en plus espacée depuis trois ans, or une telle liste génère une attente de rapidité.

Hervé Le Crosnier et Sara ont eu de plus l’envie de faire autre chose afin de se recentrer sur l’essence du débat professionnel. Des projets de sites ont été esquissés. Mais cela sortait du cadre initial que constitue Biblio-fr.
Il leur a dés lors semblé légitime de proposer une réflexion plus ouverte à l’ensemble de la communauté professionnelle. Une telle création et la gestion d’un site réactif nécessitent une organisation humaine, de la disponibilité et des moyens matériels pour gérer une plateforme technique solide.

Dominique Lahary se souvient qu’un premier appel avait été lancé dés 2001 par Hervé Le Crosnier en vue de trouver une solution de reprise institutionnelle de la liste. Il souligne d’un autre côté la praticité de l’absence d’attache et la valeur de l’indépendance de la liste lui permettant une complète liberté de ton.
La liste constituait de ce fait un endroit non hiérarchique où la communication se révèle horizontale entre personnes de toutes origines et de toutes catégories.

D’autres listes existent :
La liste ADBS info est gérée par les permanents de l’association.
ADBU forum comporte 230 inscrits.
Les listes ADBDP et ADBGV sont des lieux de questions-réponses.
Discothécaires.fr est modérée et spécialisée sur le domaine musical.
Bibliopat est une liste spécialisée dans le secteur patrimonial.
Pour l’avenir, il est souhaitable d’éviter de réinventer ce qui existe déjà ailleurs :
Biblofrance
Service de questions réponses en sciences de l’information ouvert par l’ENSSIB

Reste à retrouver un lieu de débats
Le nouveau site portail de l’ABF et plus spécifiquement son espace d’expérimentation « Bibliolab » pourrait héberger un tel lieu.
Les éléments de débats pouvant être transmis par mails via une Newsletter automatisée afin de conserver un outil simple et accessible à l’ensemble de la profession.
Thomas Chaimbault exprime également l’intérêt de l’ENSSIB pour l’hébergement d’un outil susceptible de succéder à Biblio-fr.
Il pose également la question des archives de Biblio-fr. Sara Aubry indique que celles-ci resteront accessibles sur Internet même après l’arrêt de la liste.
En conclusion, plusieurs fonctionnalités semblent importantes :
Les annonces d’ offres d’emploi du secteur des sciences de l’information
Les annonces légales (lancement de marchés publics)
La communication autour des animations et journées d’étude
Le débat professionnel

L’ABF entend proposer la construction d’un espace ouvert à l’ensemble de la communauté professionnelle dans l’état d’esprit « libertaire » qui faisait l’intérêt de Biblio-fr et reprenant essentiellement l’accès aux offres d’emploi et l’espace de débat professionnel considérant que l’outil Calendoc créé par le groupe des bibliothécaires hybrides permet de rassembler l’actualité des journées d’étude et animations.
Elle entend solliciter la DLL afin d’obtenir des crédits lui permettant d’accompagner cette nouvelle charge.

Des représentants de l’association viendront à la réunion du 11 juillet organisée par Sara Aubry et Hervé Le Crosnier dans cet état d’esprit. Sara Aubry indique que dans un esprit déontologique elle-même et Hervé ne souhaitent se prononcer sur aucune des propositions visant à dessiner un successeur à Biblio-fr.

Pour eux, il appartiendra à la communauté des internautes en sciences de l’information de valider par la fréquentation, l’utilisation et la participation telle ou telle proposition. Aux porteurs de solution de démontrer par le « buzz » la pertinence de leur offre.

Jacques Sauteron

Secrétaire général de l’ABF

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Web TV culture : le film sur le 55ème congrès de l’ABF 2009

juin 23, 2009 · 2 commentaires

Les journalistes du site WebTVcuture ont filmé le congrès ABF 2009

Vous pouvez voir tous les films en cliquant ici

web tv benoit

Sur la photo, le stand “Bibliolab” du groupe ABF bibliothèques Hybrides. Le jeune homme qui aide la jeune femme se nomme Benoît et il a développé avec trois étudiants de la licence RTAI de l’Université de Toulouse, le site ABF : bibliolab.fr qui ouvrira le 26 septembre.

A bientôt

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COMMUNIQUÉ : LES LIBRAIRES ET LES BIBLIOTHECAIRES CREENT UN GROUPE DE TRAVAIL COMMUN SUR LES BASES BIBLIOGRAPHIQUES

juin 23, 2009 · Laisser un commentaire

Les libraires et les bibliothécaires représentés par le Syndicat de la librairie française (SLF), l’Association des librairies informatisées et utilisatrices de réseaux électroniques (ALIRE), l’Association des bibliothécaires de France (ABF), l’Association des Directeurs de bibliothèques départementales de prêt (ADBDP), l’Association des professionnels de l’information et de la documentation (ADBS) et la Fédération des utilisateurs de logiciels pour bibliothèques (FULBI), annoncent la création d’un groupe de travail commun sur l’accès des professionnels et la mise à disposition auprès du public des outils d’information et de recherche bibliographiques. Ce groupe, destiné à s’ouvrir à toute organisation professionnelle concernée et aux fournisseurs de données, souhaite élaborer des propositions concrètes sur l’évolution des outils bibliographiques afin qu’ils répondent mieux aux besoins et aux contraintes des auteurs, éditeurs, bibliothécaires et libraires, ainsi qu’aux attentes du public.

CONTEXTE ET ENJEUX

Alors qu’Internet est devenu un relais incontournable dans le domaine du livre, la question de l’accès aux informations bibliographiques et aux outils de recherche est plus que jamais un enjeu majeur pour la diffusion du livre, c’est-à-dire pour les libraires, les bibliothèques et leurs publics mais également, en amont, pour les éditeurs et les auteurs.

Or, malgré l’existence de deux bases bibliographiques complémentaires, de qualité et de nature « interprofessionnelle », Electre et le Catalogue général de la BNF, il n’existe toujours pas de base complète aisément exploitable par les professionnels et accessible au grand public. L’existence d’une telle base permettrait d’éviter que les outils mis en œuvre par des acteurs extérieurs aux professions du livre et aux visées exclusivement commerciales ne deviennent les seules références sur Internet. Elle favoriserait l’ouverture du marché de la vente de livres sur Internet et, demain, de contenus numériques, à un plus grand nombre d’acteurs, particulièrement des libraires.

Aujourd’hui, les ressources bibliographiques sont dispersées, ce qui entraîne des protocoles d’enrichissement des notices redondants et des coûts inutiles pour les professionnels sans qu’ils puissent disposer d’une offre cohérente à un prix raisonnable. La compilation de bases partielles devient la norme, ce qui entraînera une désaffection croissante de bibliothèques et de librairies à l’égard d’Electre.

OBJECTIFS

Les objectifs poursuivis par les signataires sont :

- la mise à disposition au niveau national d’une base bibliographique de référence accessible gratuitement au grand public et gérée par les professions du livre.

- l’engagement d’une véritable réflexion interprofessionnelle, associant les utilisateurs et financeurs d’Electre, sur un modèle économique et un mode de gouvernance, inspiré, par exemple, de celui de Dilicom qui gère le fichier exhaustif du livre (FEL), permettant à cette base de conserver sa qualité et ses capacités de développement, tout en étant pleinement au service des professionnels du livre.

Les deux conditions présentées ci-dessus permettront d’assurer la maîtrise de l’information et des outils de recherche bibliographique sur Internet ainsi que la pérennité de l’accès à cette information.

La prise en compte des besoins croissants des professionnels et du public, notamment en matière d’exploitation et d’enrichissement des informations ou des outils de recherche, dans un cadre juridique qui doit être sécurisé en tenant compte des contraintes des fournisseurs et des besoins des utilisateurs.

L’abaissement des coûts par la possible réalisation d’économies d’échelle pour l’ensemble des utilisateurs des bases (bibliothèques, collectivités publiques, librairies, SSII), notamment en intensifiant la coopération entre les principales bases interprofessionnelles existantes d’Electre, de la BNF (Catalogue général), de Dilicom (FEL) et de l’ABES (SUDOC).

coqelibbib

———

27 rue Bourgon – 75013 Paris – Tél. 01 53 62 23 10 – Fax 01 53 62 10 45
SFL : www.syndicat-librairie.fr

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Communiqué de l’IABD du 18 juin 2009

juin 19, 2009 · Laisser un commentaire

L’IABD (Interassociation archives bibliothèques documentation) se réjouit :

  • de la décision du Conseil constitutionnel du 10 juin 2009 qui, dans son considérant 12, considère que la liberté d’accéder à Internet est aujourd’hui un droit fondamental relevant de l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 sur la libre communication des pensées et des opinions,
  • de l’article 21 de la loi n°2009-669 du 12 juin 2009 favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet, dite loi Hadopi, qui améliore l’exception introduite dans na loi DADVSI du 1 er août 2008. celle-ci permet désormais aux bibliothèques, musées ou services d’archives non seulement de reproduire une oeuvre aux fins de conservation ou de préservation des condition de sa consultation sur place, mais aussi de la communiquer sur place , conformément aux dispositions permises par la directive européenne de 2001 sur le droit d’auteur dans la société de l’information,
  • de la recommandation du 26 mars 2009 du Parlement européen selon laquelle « garantir l’accès de tous les citoyens à Internet équivaut à garantir l’accès de tous les citoyens à l’éducation »et « un tel accès ne devrait pas être refusé comme une sanction par des gouvernements ou des sociétés privées »,

Elle attend la transposition en droit français de la directive européenne réduisant à 5,5% le taux de TVA notamment pour « la fourniture de livres y compris sur supports numériques » qui peut renforcer notre volonté commune avec les auteurs,éditeurs, libraires, diffuseurs de développer l’accès aux ressources numériques dans les meilleures conditions financières pour tous.

Sources :

Recommandation du Parlement européen du 26 mars 2009.

Décision du Conseil constitutionnel

Loi Hadopi


Dossier de l’IABD

Détail sur l’article 21 de la loi Hadopi

Article en ligne de la gazette des communes, des départements et des régions du 13 mai 2008


IABD (Interassociation archives-bibliothèques-documentation) – http://www.iabd.fr
Secrétariat : ABF – 31, rue de Chabrol – 75010 Paris – 01 55 33 10 30 – abf@abf.asso.fr

AAF (Association des archivistes français), ABF (Association des bibliothécaires de France), ACB (Association des conservateurs de bibliothèques), ACIM (Association de coopération des professionnels de l’information musicale), ADBDP (Association des directeurs de bibliothèques départementales de prêt), ADBGV(Association des directeurs des bibliothèques des grandes villes), ADBS(Association des professionnels de l’information et de la documentation), ADBU (Association des directeurs et des personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation), ADDNB(Association pour le développement des documents numériques en bibliothèque), ADRA (Association de développement et de recherche sur les artothèques) – AIBM-France (Association internationale des bibliothèques, archives et centres de documentation musicaux. Groupe français), APRONET(Association des professionnels Internet des collectivités publiques locales), FADBEN (Fédération des enseignants documentalistes de l’Education nationale), FILL (Fédération interrégionale pour le livre et la lecture), FULBI (Fédération des utilisateurs de logiciels pour bibliothèques, information et documentation), IB (Images en bibliothèques), Interdoc(Association des documentalistes de collectivités territoriales).depuis la page d’accueil

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Motion sur les médiathèques pénitentiaires

juin 18, 2009 · Laisser un commentaire

Cette motion a été adoptée lors de l’Assemblée Générale de l’ABF le 12 juin à Paris :

Les personnes incarcérées ont le droit, comme tous les citoyens, de bénéficier des services de la bibliothèque publique dans des conditions d’égalité d’accès et de libre occupation des espaces comparables aux personnes non emprisonnées.

Les pouvoirs publics doivent donc prévoir dans les constructions nouvelles ou dans les aménagements de structures anciennes des établissements pénitentiaires des médiathèques qui permettent aux personnes détenues de connaitre effectivement les bienfaits de la formation, de l’information, de la vie culturelle.

L’Association des bibliothécaires de France s’adresse aux responsables du Ministère de la Justice et du Ministère de la Culture et de la Communication pour qu’ils prennent en considération les études réalisées par les institutions ayant développé des expertises en la matière – comme l’IFLA – afin que les médiathèques des établissements pénitentiaires deviennent des lieux aux architectures pertinentes permettant de jeter les bases de la réinsertion sociale de chaque citoyen sous main de justice.

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Atelier 6 – Un geste au quotidien : développement durable et bibliothèques

juin 18, 2009 · Laisser un commentaire

L’atelier a été introduit par Anne Rey, directrice adjointe de la BM d’Issy les Moulineaux.
La littérature professionnelle sur le développement durable en bibliothèque est pauvre.
Le thème est d’actualité avec la sortie du film Home de Yann Arthus Bertrand et l’avancée du parti Europe écologie aux dernières élections européenne.
Une journée sera consacrée à ce thème au prochain congrès de l’IFLA
Lorsque l’on parle développement durable en bibliothèque cela inclus bien sûr l’aspect construction et économie d’énergie mais également les moyens de transport du personnel, l’acquisition et la mise en valeur des collections sur le sujet.

Alain Caraco, directeur du SCD de Savoie
Le développement durable n’est pas seulement l’écologie, c’est tout simplement une production qui répond aux besoins des générations actuelles sans mettre en danger ceux des générations futures.
Le concept est apparu dans les années 1970, juste à la fin des 30 glorieuses.
Avant la révolution industrielle, les déchets n’étaient pas un problèmes, ils étaient la matière première d’une autre utilisation ou une production nouvelle. Il n’y avait pas vraiment de croissance.
Actuellement, nous sommes confrontés à un problème de limite. Alain Caraco a évoqué la métaphore du nénuphar pour rendre compte du danger : « si un nénuphar double tous les jours et si sa taille recouvre l’étang au bout de 30 jours. Au bout de combien de jours aura t’il recouvert la moitié de l’étang ? Réponse : 29 jours (et pas 15 jours).
Cela signifie qu’il est presque trop tard lorsque l’on se rend compte du problème et que l’on veut prendre des dispositions pour l’enrayer.
Les petits gestes du quotidien sont importants mais ils ne suffiront pas pour arrêter le processus. Nous n’échapperons pas à la décroissance et les bibliothèques font parties du système.
Voir aussi les articles du n° de juin de Bibliothèque(s), ceux de la BM de Reims et de la BM de Bordeaux.

Patrick Audebert, Adjoint à la directrice de l’administration et du personnel de la BNF
Il a présenté le programme de développement durable mis en place à la BNF depuis 2007 et surtout décrit la méthodologie participative employée.
Le projet a été porté par la hiérarchie, partagée par le personnel et inscrit dans le projet d’établissement. Des séances d’information ont été mises en place ainsi que des expositions de l’ADEME.
Le travail sur le développement durable à la BNF a démarré par un vaste questionnaire auprès du personnel afin de recueillir les « bonnes idées » pour le réaliser. Près de 500 propositions ont été recueillies. Elles ont été regroupées en 13 rubriques parmi lesquelles il y avait : le papier, les espaces verts, les déchets, le restaurant, les économies d’énergie, le transport du personnel.
Cela s’est traduit par 8 groupes de travail qui ont mobilisés une quarantaine de personnes :
• achats et marchés publics
• déchets
• bureautique et procédures dématérialisées
• énergie et éclairage
• eau et espaces verts
• transports
• formation, information et communication
• culture et diffusion du savoir
Ces groupes étaient chargés d’étudier la problématique et de proposer des solutions. Un plan d’action a été établi et un tableau de bord pour le suivi des résultats. Ce plan d’action a déjà abouti à des économies d’électricité de 8%.
Un livret des bonnes pratiques a été édité et les nouveaux arrivants sont tous formés à ces bonnes pratiques. Les bilans sont mis en ligne sur l’Intranet et des séances d’information sont régulièrement programmées.

Hélène Hollebecke-Nicolas, Directrice de la médiathèque de Sannois
Catalogage, cigarette, développement durable : même combat !
Hélène Hollebecke a introduit sa présentation par un parallèle avec la fin du catalogage propriétaire, que l’on aurait eu du mal à imaginer il y a 20 ans, ainsi qu’à l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Pourquoi ne pas réussir également avec le développement durable et développer dans les bibliothèques des comportements éco-responsables.
1 – La transversalité
Il est nécessaire de travailler au niveau global inter-services municipaux, de repérer s’il y a un élu en charge de la question et de rationaliser et mutualiser la réflexion et les réalisations. Il est également important de travailler avec tous les corps de métiers y compris le personnel de ménage qui est présent en dehors des heures de bureaux.
2 – Communication
Ce concept n’est pas encore compris par tous, ni la gravité de la situation. Il est nécessaire de ne pas culpabiliser les troupes mais de les informer, les former. Il est également important d’utiliser l’Intranet comme moyen d’échanges et de suivi des projets.
3 – Une implication volontariste des responsables et des équipes
L’exemple présenté a été celui des impressions et du travail de communication à effectuer auprès des équipes sur la nécessité d’imprimer à bon escient, d’utiliser le recto-verso…
4 – De l’éco-bibliothécaire à l’éco-citoyen
L’apprentissage de réflexes développement durable dans le travail est transféré dans la vie quotidienne : tri sélectif, éteindre les appareils électriques, ne pas utiliser des sacs jetables, etc.
5- Agir au quotidien
La gestion économique du papier est la plus simple à mettre en œuvre : moins d’impression, des impressions recto verso, recyclage du papier, usage de papier recyclé…
Pour faire baisser sa consommation d’énergie et de fluides, la connaissance de sa consommation est nécessaire et parfois surprenante.

Les diaporamas de Patrick Audebert et Hélène Hollebeke-Nicolas sont déjà en ligne sur le billet rédigé à chaud.

Résumé rédigé par Joëlle Muller

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Motion sur la liberté d’expression

juin 18, 2009 · Laisser un commentaire

L’Assemblée Générale de l’ABF a adopté le 12 juin 2009 la motion suivante :


Au fondement des pratiques professionnelles à l’œuvre au sein des bibliothèques publiques, la liberté d’expression doit être défendue de manière opiniâtre, partout où elle est remise en cause, tant elle est garante d’un accès citoyen à la culture, à l’information et au débat.

Ses remises en causes récentes dans le cadre de l’affaire dite de Tarnac, impliquant notamment des éditeurs, amènent l’Association des bibliothécaires de France à exprimer sa réprobation et son inquiétude :

- Le 9 avril 2009, Eric Hazan, directeur des éditions La Fabrique, a été convoqué par la Sous-Direction Anti-Terroriste (SDAT) dans le cadre de l’enquête sur le sabotage de lignes SNCF, au motif qu’il a publié un ouvrage en 2007 (L’insurrection qui vient) dont les enquêteurs attribuent la paternité à Julien Coupat, mis en examen le 11 novembre 2008 pour « direction d’une entreprise terroriste et destructions en réunion à visée terroriste ».

- Le 18 mai 2009, Héléna Autexier, Samuel Autexier (responsables de la revue Marginales éditée un temps par les éditions Agone), Johanna Bouchardeau et François Bouchardeau (responsables des éditions HB) ont été arrêtés à leur domicile et placés en garde à vue à Marseille. Motif : avoir diffusé un tract « considéré comme une menace pour le directeur central du renseignement intérieur », lors d’une journée organisée en soutien aux personnes incarcérées dans l’affaire de Tarnac, le 8 mai dernier.

Face à de tels procédés, l’Association des bibliothécaires de France réitère sa vision de l’édition comme un espace de liberté, et dénonce ces atteintes à la liberté d’expression au nom d’une conception dévoyée de la lutte contre le terrorisme. Elle apporte tout son soutien à ces éditeurs engagés dans la critique sociale – fût-elle radicale – et incite tous ses membres à une vigilance accrue devant ce type d’attaques.

Paris, le 12 juin 2009

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Proposition de modification du règlement intérieur, adoptée lors de l’AG ABF 2009

juin 17, 2009 · Laisser un commentaire

Afin de lever toute ambiguité, et dans un souci de renforcement de la démocratie interne à l’association, le conseil national propose avant le déroulement des prochaines élections au sein de l’association qu’il soit procédé à la modification suivante du règlement intérieur :

Article 8 actuel

Au sein de l’association, au niveau national, sont créés des groupes de travail et des commissions se rapportant aux objectifs de l’association. Ils ont pour mission de prendre en charge les études correspondantes, de mettre en œuvre des actions spécifiques, de conseiller l’association dans leur domaine de compétence et de constituer au plan national des pôles d’expertise permettant à l’association de faire valoir ses compétences dans différentes instances. Ils permettent également de réunir des membres exerçant leur activité dans un même secteur spécialisé. Les groupes de travail sont mis en place par le conseil national, sur proposition du bureau ou d’un groupe d’adhérents, sur présentation d’un projet et d’un budget prévisionnel. Le conseil national valide le choix de leur responsable et leurs objectifs, en leur attribuant éventuellement un budget. Il est compétent pour mettre fin à leur activité.

Les groupes de travail sont tenus de faire un rapport d’activités et un rapport financier annuel, que leurs responsables présentent au conseil national, selon le même calendrier que les groupes régionaux. Ces rapports sont intégrés dans le rapport moral présenté à l’assemblée générale. Comme les groupes régionaux, les groupes de travail ne disposent pas d’une personnalité juridique distincte de celle de l’association. Les responsables des groupes de travail assistent au conseil national avec voix consultative sur invitation.

 

Proposition de nouvelle rédaction

 Article 8

Au sein de l’association, au niveau national, sont créés des groupes de travail et des commissions se rapportant aux objectifs de l’association. Ils ont pour mission de prendre en charge les études correspondantes, de mettre en œuvre des actions spécifiques, de conseiller l’association dans leur domaine de compétence et de constituer au plan national des pôles d’expertise permettant à l’association de faire valoir ses compétences dans différentes instances. Ils permettent également de réunir des membres exerçant leur activité dans un même secteur spécialisé. Les groupes de travail sont mis en place par le conseil national, sur proposition du bureau ou d’un groupe d’adhérents, sur présentation d’un projet et d’un budget prévisionnel. Le conseil national valide le choix de leur responsable et leurs objectifs, en leur attribuant éventuellement un budget. Il est compétent pour mettre fin à leur activité.

[Additif proposé] De ce fait, la durée du mandat des pilotes de ces groupes de travail est identique à celle du Conseil National élu par les adhérents de l’association. Le renouvellement triennal des instances élues entraîne de facto le renouvellement des groupes et commissions et de leurs pilotes respectifs.[Fin de l'additif]

Les groupes de travail sont tenus de faire un rapport d’activités et un rapport financier annuel, que leurs responsables présentent au conseil national, selon le même calendrier que les groupes régionaux. Ces rapports sont intégrés dans le rapport moral présenté à l’assemblée générale. Comme les groupes régionaux, les groupes de travail ne disposent pas d’une personnalité juridique distincte de celle de l’association. Les responsables des groupes de travail assistent au conseil national avec voix consultative sur invitation.

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En débat : Bibliothécaire : un métier de service public (texte proposé à la discussion)

juin 17, 2009 · Un commentaire

Faute de temps, ce texte n’a pu être soumis à l’appréciation des adhérents lors de l’AG de notre association. Il a été rédigé lors du séminaire de Nancy en janvier 2009 par les membres du Conseil National de l’ABF :

Bibliothécaire : un métier de service public

Texte proposé à la discussion

 

Quelque soit leur statut, qu’ils travaillent en milieu urbain ou rural, au sein d’une université, d’un grand établissement, d’un service de santé ou d’une entreprise, les bibliothécaires exercent un métier de service public. Ils remplissent une mission de médiation, socialement reconnue, entre les collections qu’ils constituent et qu’ils rendent accessibles, les services qu’ils proposent et les différents publics.

Evolution de la profession

 Le métier :

Les bibliothécaires se doivent d’être attentifs aux évolutions de la société dans laquelle ils exercent leur métier et aux transformations nécessaires des établissements dans lesquels ils travaillent. Les équipes des bibliothèques s’enrichissent en accueillant de nouveaux professionnels : informaticiens, animateurs, médiateurs, spécialistes de l’administration et de l’action culturelle. Notre association récuse le corporatisme.

Pour étendre leurs horaires d’ouverture et diversifier leurs services, beaucoup de bibliothèques recrutent et forment des vacataires : tout en demeurant vigilants sur la nécessaire professionnalisation des établissements et sur les garanties statutaires qui l’accompagnent, les bibliothécaires réunis au sein de l’ABF considèrent de leur responsabilité d’accueillir et de former vacataires et stagiaires.

L’ABF souhaite encourager des formes de management participatif au sein des établissements qui privilégient la concertation et le partage des compétences de chacun.

A travers la réforme de sa formation d’auxiliaire de bibliothèque, l’ABF veut donner une image renouvelée du métier de bibliothécaire. Dans cette perspective, notre association réaffirme que la formation continue constitue pour chaque bibliothécaire une obligation essentielle dans nos règles déontologiques.

 

Le bibliothécaire et les publics :

Un nombre croissant d’usagers des bibliothèques leur adresse une demande de service public qui dépasse leurs missions traditionnelles. Il est essentiel de prêter attention à ces demandes :

renseignements de type social, accompagnement dans la recherche d’emploi, demande d’autoformation, assistance informatique. Nous devons y répondre en partenariat avec l’ensemble des administrations et des associations compétentes.

L’organisation des espaces à l’intérieur des bâtiments, en particulier des espaces consacrés à l’accueil des publics, doit toujours être pensée en fonction des différents publics accueillis. Les bâtiments et les services des bibliothèques doivent être accueillants pour les personnes handicapées.

Les bibliothécaires ne se réfugient plus derrière un guichet, mais sont largement disponibles, éventuellement repérables par un signe distinctif (badge non nominatif, par exemple) et facilement mobiles à travers les espaces pour accompagner les publics.

Le temps consacré à la présence face aux publics (dans les locaux ou en ligne) constitue un élément essentiel de l’activité des bibliothécaires et ne saurait jamais être inférieur au tiers de leur emploi du temps.

Des bibliothèques accessibles

Par la conjonction de moyens humains pertinents, de la conception des espaces, du développement des services en ligne et de la volonté des bibliothécaires, les bibliothèques françaises doivent être désormais largement ouvertes tout au long de la semaine et de l’année à tous les publics : leurs horaires d’ouverture doivent être augmentés.

Dans cet esprit, nous disons oui à l’ouverture des bibliothèques le dimanche, parce que les bibliothèques sont des institutions culturelles comme les musées, les théâtres, les lieux du spectacle vivant, parce que, à l’expérience, cette ouverture rend les bibliothèques accessibles à des publics nouveaux. Oui à l’ouverture du dimanche, si elle est pertinente dans un lieu donné. Non, à l’idée selon laquelle le dimanche serait, pour ceux qui travaillent ce jour-là, un jour comme un autre. Les compensations proposées doivent être à la hauteur de l’effort demandé aux bibliothécaires.

Nous souhaitons que la future loi sur les bibliothèques l’affirme : le prêt des documents dans les bibliothèques doit être gratuit pour tous. Il s’agit d’un service de base aussi essentiel que l’école. Le partage de la culture et de l’information et le soutien au développement de la lecture sont des causes nationales.

Il faut donc mettre fin aux formalités administratives discriminantes et dissuasives et faire tomber les barrières tarifaires entre communes et entre établissements.

Il faut encourager les bibliothèques qui prêtent leurs documents en nombre illimité.

 

 

 

 

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En débat : Plate-forme préparatoire à une loi sur les bibliothèques (juin 2009)

juin 17, 2009 · Un commentaire

Faute de temps, le texte qui suit n’a pu être soumis à l’appréciation des adhérents. Le Bureau National vous le soumet :

Les bibliothèques ou médiathèques publiques tiennent une place essentielle dans la vie intellectuelle, culturelle, éducative et sociale de notre pays.

Comme les musées et les services d’archives dans leurs domaines respectifs, elles remplissent, pour un certain nombre d’entre elles, une fonction patrimoniale et contribuent à la conservation, à la diffusion et à la valorisation de la mémoire nationale et locale.

Elles diffusent largement à tous les publics la production éditoriale nationale, locale et étrangère, tant pour l’imprimé que pour l’image ou la musique.

Elles accompagnent les citoyens dans leur information et leur formation tout au long de la vie, en liaison avec les structures des enseignements élémentaires, secondaires et supérieurs, et plus généralement avec toutes les organisations oeuvrant dans le secteur de l’éducation non formelle.

Elles proposent à leurs usagers d’importants programmes d’action culturelle et favorisent l’organisation de débats d’idées et la rencontre de créateurs et d’intellectuels.

Elles utilisent pour l’ensemble de leurs missions toutes les ressources technologiques disponibles et proposent par l’intermédiaire de leurs propres sites web ou de ceux de leurs collectivités un large éventail de services en ligne. Elles offrent, pour la plupart, dans leurs espaces un large accès à Internet et contribuent à la réduction de la « fracture numérique » en proposant assistance et formation à tous les usagers.

Elles vont à la rencontre de tous les publics, dans l’enceinte de leurs locaux comme « hors-les-murs » et développent ainsi des services spécifiques à l’intention des personnes handicapées ou malades, des populations en situation d’exclusion sociale et des personnes emprisonnées.

Pour que les bibliothèques continuent à remplir ces missions, pour qu’elles développent leur action et leurs services, pour que leur légitimité soit réaffirmée dans l’espace public, l’Association des bibliothécaires de France demande qu’un texte législatif spécifique (à l’instar de la loi-musées ou de la loi-archives) soit mis à l’étude et préparé par les pouvoirs publics (Etat, collectivités territoriales et universités) en liaison avec les associations professionnelles.

Ce texte devra apporter, dans le respect de la libre administration des collectivités territoriales et de l’autonomie des universités, des réponses claires, en particulier sur les points suivants :

* La participation de l’Etat à la vie des bibliothèques publiques : mise à disposition de personnel d’Etat, propriété des fonds patrimoniaux, évolution de la dotation générale de décentralisation, contrôle technique de l’Inspection générale des bibliothèques.
* La place respective des régions, des départements, des intercommunalités et des communes dans la mise en réseau et le fonctionnement des bibliothèques sur tout le territoire.
* La professionnalisation de l’encadrement et du personnel des différents établissements : création d’un généralat pour les conservateurs territoriaux, liberté de création par chaque collectivité des emplois de conservateur en chef, l’obligation de présence de conservateurs à la tête des bibliothèques les plus importantes et d’une proportion d’au moins 50 % d’emplois qualifiés dans tous les établissements.
* Les conditions d’accès aux bibliothèques : gratuité du prêt, extension des horaires d’ouverture, facilités de circulation du public entre bibliothèques de collectivités différentes, passerelles entre bibliothèques des collectivités territoriales et bibliothèques de l’enseignement supérieur.
* L’attention portée au maintien et au développement d’une offre de ressources numériques largement accessibles dans le respect du droit d’auteur.

Cet ensemble de dispositions devrait conduire à la création de labels nouveaux de niveau national, régional et départemental en fonction de critères précis : qualité et importance des collections, horaires d’ouverture, niveau des budgets d’acquisition, niveau de l’encadrement professionnel, intégration dans les réseaux nationaux, régionaux et départementaux.

L’ABF demande la création d’une Fondation nationale pour les bibliothèques qui permette de regrouper et de répartir des moyens, en provenance notamment du mécénat privé, pour soutenir les actions innovantes de toutes les catégories de bibliothèques.

L’ABF souhaite travailler à la préparation de cette loi avec les autres associations professionnelles. Les textes récents concernant les bibliothèques des universités et la politique nationale de l’information scientifique et technique élaborés par l’ADBU, Couperin et l’AURA fournissent un point de départ pour cette coopération.
L’action menée par l’IABD dans le domaine de la veille juridique devra être capitalisée dans le cadre de cette réflexion commune.

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